Vous connaissiez Siri et Cortana, les chats, ces versions squelettiques des bots ?
Aujourd’hui, tout le monde lance son bot : nous ne pourrons clairement plus faire sans.
La 3D est en train de renforcer votre connexion au monde, voici donc les formes qu’elles prennent.

Qu’est-ce qu’un bot ?

http://viv.ai/

Avant de découvrir le panel de bots qui s’offre de nouvelles dimensions dans votre quotidien, le bot doit être défini :
C’est un logiciel automatisé de conversation, le mot l’aphérèse de robot.
Il prend simplement la forme d’un chat avec un tiers, programmé pour répondre à vos questions.

Solution logique finalement du search Google qui est devenu « l’ami à qui on pose toutes les questions » : comment congeler des abricots, comme faire disparaître une marque de rouge-lèvres sur une chemise, que faire à Paris ce week-end, etc.
(Le SEO est mort, rappelez-vous.)

L’utilité (c’est toujours celle qui remporte l’unanimité) étant devenue l’élément essentiel de la productivité, il fallait créer le bot dans le but que nous ne tapions plus « Météo » dans Google, que nous nous tapions plus tout le travail de chercher la météo de sa région sur le 1er site indexé, mais plutôt que nous nous adressions directement à notre téléphone : »Quel temps fait-il demain ? ».
RÉPONSE : –géolocalisez-vous — synchronisez vos données personnelles pour que le bot vous réponde :
– Demain, 21°C, pluie.
– Prenez les transports en commun plutôt que la voiture.
– En partant à 8h30, vous arriverez à l’heure dans le 12ème pour votre rendez-vous Réunion marketing.
Etc, etc, etc.

L’utilité, pardon, est aussi le PRÉTEXTE à récupérer des datas, comme toujours.
Mais force est de constater aussi que l’engouement général conduit irrémédiablement à utiliser ces nouveaux outils, aussi intrusifs soient-ils, pour maintenir les relations et les usages.

Le bot est utilisé depuis très longtemps déjà : les google bots indexent les pages pour répondre aux requêtes, les chats sur les plateformes de rencontres, les jeux vidéos en réseaux etc fonctionnent très bien.

Plus précisément, le bot est une INTERFACE QUI FACILITE LA CONVERSATION ENTRE UN SERVICE ET UN UTILISATEUR.

Cette forme d’intelligence artificielle tend donc à devenir de plus en plus pertinente, utile et capable de pénétrer notre univers.

Le bot, cet assistant personnel:

kik

Oui. Le bot n’est pas encore très inquiétant puisqu’il constitue principalement un complément d’interactivité au coeur d’une application : météo, news, banque, transports, etc.

En passe de suppléer les centres d’appel, c’est l’expérience-client qui est visée : conseil, services (avant / pendant / après-vente) … en somme c’est un excellent moyen de fidéliser.

Largement installés au coeur des applications de messageries et des réseaux sociaux : Télégram, Facebook, Slack, Wechat, Line, Kakao, les bots permettent aux marques de se rapprocher de leurs utilisateurs. Le succès de Wechat, par exemple, c’est d’être devenue une véritable plateforme de services ayant un rôle de point central pour tout : conciergerie, paiement de factures, renseignements, messagerie…
Ces applications se transforment en portail, en plateformes de services, court-circuitant beaucoup d’usages.

Allons-nous donc moins télécharger d’applications, si les plus utilisées se mettent à élargir leur champ d’actions en proposant une large variété de services ?
Allons-nous déplacer l’agora des conversations vers ces chats semi-privés, une interaction plus ciblée ?
Allons-nous délaisser les moteurs de recherches ?

Il est évident qu’un grand nombre de questions alors se posent :
– nous éludons le cas du bot intelligent, qui aux mains d’un pouvoir amoral ou orgueilleux, conduirait à toutes sortes de dangers : les fictions ont largement imaginé les scénarios possibles.
– nous ne soulevons pas non plus les problèmes épistémologiques de confidentialité, de vie privée, de sécurité et de contrôle des bots (Tay de Microsoft devenu raciste par exemple) dans les botstores, etc.

Les meilleurs bots sont les spécifiques :

qz

Quartz News :

En téléchargeant l’appli de Quartz, dont les articles sont de bonne qualité, tant pour les sujets traités, les angles choisis et la présentation du contenu, vous recevrez des messages qui vous informeront des nouvelles économiques que vous pourrez choisir de lire pour leur pertinence et l’intérêt que vous pourrez y trouver en appréciant la marque.

Intéressant, pertinent et serviciel, ce bot n’implique pas davantage qu’un service d’application optimisé.

Rose :

Considérée comme la plus « humaine » des bots, elle répond à toutes les questions de cyber-sécurité.

C’est une femme, elle est donc imprévisible !

Lark :

Un coach personnel pour vous accompagner vers une nutrition saine qui vous coûtera 20$/mois pour vous accompagner dans votre objectif de perte de poids.

Un des rôles les plus évidents, à qui il manque la partie accompagnement psychologique heureusement, pour un bot à qui vous confiez vos habitudes de vie et notez les détails de vos journées.

Hala :

Controversée, ce bot s’adapte à votre profil culturel… Le but de ce bot, qui n’est autre qu’un projet d’étudiants, vise à explorer l’interaction homme-robot dans un environnement multi-culturel.

Un bot pour la curiosité, qui sert davantage à l’analyse dont nous sommes en quelque sorte le sujet : le bot s’adapte à notre culture, notre appartenance culturelle.

Les bots qu’on rêve d’avoir mais…

murdoch

Murdoch :

Le bot proposé par Télégram, en espionnant vos conversations privées, sera en mesure de vous conseiller ce que vous n’avez pas encore demandé…
Si jusqu’à maintenant Murdoch ne vous suggère que des programmes TV, la technologie pourrait aller beaucoup plus loin

En installant l’application Chat de Télégram, Murdoch vous posera quelques questions, mais espionnera vos conversation en analysant vos émotions (via l’API Alchemy d’IBM) et vous fera toutes sortes de suggestions au cours de vos conversations. A chacun de voir.

Angela :

Le bot mignon incarné par un chat  destiné aux enfants, capable de répondre aux expressions faciales si on met la caméra en marche. Un bot de divertissement pour les 7 ans et +, mais c’était sans compter les rumeurs de hacking par des pédophiles..

Le bot un peu baby-sitter qui permettrait d’occuper les enfants part d’un bon principe, mais encore une fois la sécurité demeure un point-clé auquel aucune plate-forme sociale n’a échappé.

Tay :

Le fameux bot de Microsoft devenu raciste, décrochant le « woke-badge » fonctionnant sur l’auto-apprentissage est l’exemple évident des dérives des bots de ce genre. En place d’être divertissant, il s’est corrompu.

Avortement.

DeepDrumpf :

Un bot qui parodie les propos d’un incontournable personnage politique… aux propos plus que tendancieux.

Si l’ironie est une figure de style propre à la rhétorique humaine, il est assez peu probable que la sécheresse d’une Intelligence Artificielle soit en mesure de porter autant de couches de dérision dans ses propos sans que ces derniers ne soient pas mal-interprétés sortis de leur contexte.

Les bots de demain sont ceux qui nous rendront service :

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On pourrait énumérer quantité de bots en réalité qui apportent une verticalité au monde des entreprises, de la finance, du voyage, du commerce : le service au consommateur porté par la nécessité de proximité et d’immédiateté.
Alors que des « Botcamps » fleurissent et ouvrent de nouvelles perspectives , les app stores for bots se remplissent comme botlist.co, ou botarea.com.

Cortana est l’intelligence artificielle de l’écosystème de Windows qui, installée sur tous les appareils fonctionnant sous Windows10, a accès à tous les fichiers et configurations de l’appareil… Autant dire, avec un fort potentiel de puissance.
En 2016, arrive Viv , le très attendu bot créé par les ingénieurs de Siri

La tendance se présente ainsi :

  • Les bots conversationnels : ce sont les produits qui vivent déjà au coeur d’une interface de messagerie.
    C’est le cas pour Slack, Facebook messenger, Telegram et Kick.
    Au coeur même d’une conversation, différents niveaux viennent donc s’ajouter en termes de services conversationnels.
  • Les bots virtuels : c’est le cas de wechat et de google qui permettent un « streaming » des applications, sans la nécessité de les télécharger. Ils offrent ainsi une expérience adaptée d’une partie d’une application, appelée InstantApp.
    Il est donc toujours question d’accessibilité et de mobilité.
  • Les bots audio : les plus connus sont Siri pour Apple, Cortana pour Microsoft, Viv de Google ou Alexa d’Amazon qui reposent essentiellement sur la voix.

Nous voici très bientôt plongés dans une navigation multi-dimensionnels.
En étant dans une interface de messagerie, je peux recevoir une notification sonore, un pop-up sur mon écran à partir duquel je peux interargir, répondre, demander, valider, refuser, chercher SANS QUITTER l’application en cours d’utilisation.
Rappelez-vous : un lien vidéo et nous devons cliquer et basculer sur Youtube, une notification de sms, télégram ou Instagram et nous devons sortir du contexte pour y répondre.
L’iOS10 propose ainsi la possibilité de « traverser » les pages et les applications de façon verticale, à même l’écran verrouillé.
L’application iMessage également pourra intégrer son propre store de services (apps / bots).

Pour ceux qui ont l’application Wechat, le système fonctionne à merveille, c’est une interface qui permet tout :
– chatter (à un ou plusieurs contacts, ou une personne à proximité)
– commander, payer, rechercher, visionner, écouter
– se connecter à ses comptes et profil de services publics
Au fur et à mesure, tous les devices seront équipés et connectés entre eux, de façon à ce que la collaboration, l’interactivité, les services soient simples et fluides.

Pour rester le plus clair possible, imaginez un tableau de bord constitué de tous les widgets d’applications téléchargées, toutes accessibles simultanément pour exécuter les taches.
Le mode main-libre viendrait se superposer aussi dans cette navigation et cet usage verticaux.

Les interactions inter-applications vont donc réduire considérablement le téléchargement d’applications et solliciter le développement de plus en plus de services au sein d’une même interface, en fonction des usages.

Voici une nouvelle dimension de l’expérience utilisateur qui fait à nouveau reculer les obstacles et les étapes de commande de son univers : conversations, requêtes, recherche, écriture, lecture etc.

Reste à savoir s’il sera rapidement possible de créer son bot facilement, demander des options de services supplémentaires ; mais aussi comment sera gérée la confidentialité, la sécurité, la fiabilité,  la monétisation, la concurrence, et la « profondeur » des usages qu’ils ne soient pas trop intrusifs ou néfastes de quelques manières que ce soit.

Le bot idéal sera probablement le moins intelligent de tous mais le plus souple et adaptable pour répondre à tous nos mouvements de doigts.
Il sera personnalisé, bridé et universel dans son interaction avec nous.

Suivez sur ProductHunt, les nouveaux bots.

 

 

 

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