Qui sera le leader de la foodtech ? L’impression 3D de votre dîner risque de changer la donne

Vous faire livrer votre dîner : à l’occasion. Profiter de nouveaux circuits de distributions ou expérimenter de nouvelles définitions du « manger » au restaurant : à faire quelques fois, pourquoi pas. Mais que reste-t-il de la corvée quotidienne ? Acheter des plats tout préparés, les scandales se suivent et ne rassurent pas vraiment quant à adopter ce type d’alimentation… Alors que reste-t-il à explorer pour le repas de demain ? L’impression 3D a-t-elle un avenir ?

Actuellement se joue la guerre des livraisons de repas : Take it Easy, Deliveroo, Uber Eat, GrubHub, Amazon Restaurant, etc. Un secteur dominant dans la foodtech et qui a levé pas moins de 1 milliard de dollars, près à peser près de 20 milliards d’ici 2019 mais qui ne voit toujours pas de leader prendre le dessus ?
Food-Tech-and-Media-Industry-2016-Rosenheim-Advisors

Tout a déjà été pensé et ne fait que se décliner :

Livraison de repas, livraison d’ingrédients en kits repas suivant les régimes, recommandations de vin et affiliation vers le caviste le plus proche de chez vous, etc. Bref, on vous sert le boire et le manger sur un plateau à 2 roues.

Doit-on s’inquiéter de la désertification des restaurants ? Doit-on s’inquiéter pour notre budget alimentaire ?

S’inquiéter de la place et de la forme que va prendre l’alimentation à l’avenir est tout à fait cohérent avec les successives modes qui en font son histoire.
Aujourd’hui certains ingrédients ont totalement été bannis de nos placard (le saindoux) pour laisser place aux graines et légumineuses du monde.
Le temps passé à cuisiner a été divisé par quatre.
La végétarisme arrive en force, alors qu’on se laisse aller aux expériences de la cuisine moléculaire.

Tout cela démontre tout de même que quelque soit la culture et les coutumes, la corvée de préparation du repas fait malgré tout partie du plaisir de manger, d’être ensemble pour partager ce moment dans la journée. La nourriture reste liée aux événements spéciaux et font aussi les occasions, et les moments de vie : notre mémoire identitaire.

La santé passe par la nourriture également et, quoiqu’on ne puisse agir contre, répond à un confort d’accès et de richesse dans sa variété et sa qualité.

Quand on sait que la moitié de la nourriture mondiale est gaspillée, le secteur alimentaire et la foodtech semblent finalement très en retard… ou à côté de la plaque.

Est-ce que l’alimentation doit rester vitale ?

drink_secondary_messaging_block1.3571d250b954

Est-ce que notre survie doit encore dépendre de notre alimentation ? Le seul progrès (si ce n’est pas ironique d’en faire le constat) c’est que nous n’occupons plus nos journées à aller chasser et cuisiner.
En réalité, les pays en voie de développement rythment encore leur vie ainsi pendant que nous trottinons à travers les rayons des supermarchés.
Cynisme du sort, les pays les plus riches souffrent de maladies liées aux déséquilibres alimentaires et se ruent sur les produits, dit de niche, découverts au Pérou, en Afrique sub-saharienne ou dans les cultures ethniques.

Synthèse : la moitié de la nourriture mondiale est gaspillée, tandis que sa production est responsable d’une partie de la dégradation de l’environnement. Des milliards de personnes ne mangent pas à leur faim ou ne parviennent qu’à survivre avec le minimum. Le petit pourcentage de bien-nourris sont en réalité sur-nourris et consommateurs de produits exotiques, dont les prix flambent au détriment des populations productrices.

Donc oui, est-ce que la nourriture doit rester vitale ?
Est-ce que le projet Soylent, ne pourrait pas ouvrir de nouvelles perspectives ?

Oubliez la viande, les légumes, les céréales, les fruits, l’huile, le sel. Notre organisme utilise comme carburant les éléments que ces produits contiennent.
Et si nous ne consommions plus que les matières premières pour vivre ?
L’expérience racontée ici démontre que tous les problèmes liés à la nourriture (quantité, qualité, temps consacré, budget) sont drastiquement enrayés pour des bénéfices à tous les niveaux.
A part le côté social mis à mal qui trahit une réduction de l’activité de votre compte Instagram, vivre avec 2$/ jour et avoir une forme olympique semble résoudre deux majeurs problèmes mondiaux, équitablement distribué entre pays riches et pauvres.

Sauf que nous avons des dents ! Nous avons une culture largement colorée par la nourriture. Les plaisirs et les moments énoncés plus hauts tendraient à disparaître et peut-être que notre organisme n’est pas et ne sera jamais prêt à cette évolution.

Vous pouvez tout de même entrevoir une solution pour nos futurs voyages dans l’espace et sur Mars, discuter de votre propre expérience de cette nouvelle forme d’alimentation sur discourse.soylent.com, mais semblerait-il, une période intermédiaire sans durée déterminée sera nécessaire.

L’impression 3D du dîner :

impression 3D

L’odeur de la brioche qui sort du four, le croustillant du fromage grillé, le fondant  d’un gâteau… ce sont bel et bien des choses que nous aimons, et les plats préparés ne nous apportent qu’un aperçu transparent.
Si le fait-maison fait partie des modes du moment, il se résume tout de même à du temps passé, monnayable que par la consommation sociale que nous pouvons en faire (partage sur les réseaux sociaux, usage d’applications, etc).
L’impression 3D, qu’en penser alors ?
Des robots et des machines qui feraient le travail à notre place, mais à la maison.
L’achat des matières premières (concrètes ou conditionnées toutes prêtes), un tiroir, un bouton et voilà : tout ce que vous aimez, avec la forme, la couleur, le goût, la température que vous souhaitez.

Voici, en vidéo, le type de cuisine qui pourrait arriver chez vous :

Qu’en pensez-vous ?

 

Publicités

2 commentaires sur “Qui sera le leader de la foodtech ? L’impression 3D de votre dîner risque de changer la donne”

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.