Le succès et l’échec sont des leurres, seul l’entraînement compte

Nous aimons tous gagner, mais combien aiment s’entraîner ? disait Mark Spitz.

Si vous aimez vous enquérir des articles qui vous donnent les clés du succès, l’un des arguments est de vous maintenir motivés devant les échecs :

«L’échec fait tomber le perdant. L’échec inspire le gagnant» – Robert T. Kiosaki

«La chute n’est pas un échec. L’échec c’est de rester là où on est tombé!» – Socrate

«Il n’y a pas d’échec tant que l’on ne cesse pas d’essayer. Il n’y a pas de défaite sauf intérieure, pas d’obstacles insurmontable sauf notre propre faiblesse envers le but» – Ken Hubbard

«Si vous n’échouez pas de temps à autre, c’est signer que vous ne faites rien d’innovant» – Woody Allen

Pour les plus ambitieux d’entre nous, il y a le « fail mantra » de la Sillicon Valley, qui résonne comme la recette magique pour réussir, gagner des millions, avoir du pouvoir etc.
Pour ceux qui ont le moins confiance en eux, il y les cv des échecs d’éminents professeurs, censés montrer que le chemin vers le haut, d’un point de vue réaliste, est pavé d’incertitudes, d’erreurs, et d’échecs.
Et le meilleur pour la fin, ces infographies qui vous dévoilent les premiers emplois des personnalités les plus marquantes (et riches) du moment.

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Concrètement, succès et échec ne sont pas des chemins séparés, au contraire, ce sont plutôt des routes à double-voies. Et comme toutes voies rapides, il faut faire quelques centaines de mètres avant de pouvoir prendre la bretelle de sortie pour trouver une meilleure route.

Churchill, avec tout l’esprit qu’on lui connaît, disait :

Il faut aller d’échecs en échecs avec toujours le même enthousiasme.

Et cette phrase, particulièrement, s’approche de la réalité. On pourrait aussi bien dire, « il faut aller de succès en succès avec toujours la même crainte ».
Tout comme on pourrait encore dire ‘il faut aller d’échecs en échecs avec toujours la même crainte » et « aller de succès en succès avec toujours le même enthousiasme ».

L’entêtement que nous mettons à faire les choses semblent n’avoir de valeur que dans leur résultat… aux yeux d’autrui.
Encore deux erreurs.

Le succès ne rime pas avec bonheur et l’échec avec malheur.
Et nombreux peuvent témoigner que si le succès s’accompagne de notoriété, l’enfer commence.
Comme l’échec peut aussi conduire sur des chemins que nous n’aurions jamais empruntés, pour finalement arriver à un meilleur endroit encore que ce que nous pouvions imaginer rêver.

N’y-a-t-il pas une erreur dans le plan de vie ?

Est-ce que seul le succès nous fait devenir ce que nous sommes ?
Est-ce que l’échec peut se juger un jour ?

Succès et échecs riment comme des finalités.
Finalité à quoi ?

Pourquoi Ronaldo continue-t-il à jouer au football ?
Pourquoi Phelps est revenu dans la compétition après s’être retiré ?
Pourquoi Federer continue-t-il à s’entraîner à haut niveau ?

Voici des icônes du succès.

Riches, reconnus, gâtés, aimés : pourquoi ces champions continuent-ils ?
Ils continuent à s’entraîner plusieurs heures par jour, ils continuent à mettre en danger leur titre suprême, ils prennent le risque de tout perdre, d’être battus avec toutes les conséquences que la notoriété peut apporter comme écho du moindre signe de faiblesse ou d’échec…

D’ailleurs qu’est-ce que l’échec s’il arrive après un succès ? Efface-t-il le succès ? Le succès atténue-t-il les échecs ou les défaites qui peuvent lui succéder ?
Que reste-t-il en mémoire ? Dans la mémoire de qui ? Combien de temps succès et échecs gardent-ils leur piment ? A quel moment s’éventent-ils ?

Riches à millions, ce n’est pas l’argent qui les motivent.
L’addiction à l’exposition médiatique : impossible, sachant que c’est sans doute le pire revers du succès.

Est-ce que ce seraient des masos ?

Dans le cas du sport, de l’art ou de n’importe quelle activité, il n’y a finalement aucune notion de succès ou d’échec.
Dans le cas de notre destinée propre à chacun, il y a seulement les choses pour lesquelles nous sommes faits, que nous aimons et qu’en pratiquant nous remplit de nous-mêmes.

La vie est un désir. Il suffit de trouver le seul désir qui, une fois rempli, ne demande qu’à être encore rempli car il ne s’épuise pas de lui-même.

Si le succès ou l’échec sont les finalités à toutes nos entreprises, nous avançons par le manque, un sentiment négatif qui ne nous fera que compter les points d’un côté ou de l’autre, sans jamais que la satisfaction ou l’accomplissement nous étoffent de notre propre identité.

Nous ne sommes que de passage. La finalité est la mort, notre réussite c’est mener notre propre vie, pour nous-mêmes et nous seuls.

Aimez vous entraîner à faire ce pour quoi vous vibrez : tomber ou réussir ne participent qu’à raconter une histoire à ceux qui sont avides de divertissement et aveugles sur leur propre sort.

 

 

10 commentaires sur “Le succès et l’échec sont des leurres, seul l’entraînement compte”

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