L’évolution des tests psychologiques : testez-les

Szondy, Roschach, TAT, WAIS, pour les plus réputés, mais encore aujourd’hui, les tests de personnalité font fureur. Pourquoi le jugement externe reste-il une source de curiosité pour en savoir plus sur soi-même ? Qui manipulerait qui, si nous n’avions pas besoin d’appartenir à une catégorie ?

Quels sont les tests de personnalités que vous connaissez ?

Etrangement, les humains ont toujours eu besoin de se catégoriser. Comment se peut-il que notre connaissance de nous-même se substitue à notre conscience ?
Pourquoi faut-il un biais pour définir qui nous sommes vraiment ?

Psychologie, astrologie, quizz, etc il semble que l’image que nous avons de nous-mêmes est perpétuellement à l’épreuve de l’image que l’on renvoie et qu’on lit dans le regard des autres… Entre l’idéal pour soi et l’idéal pour la société, où se trouve notre vrai moi, et pourquoi semble-t-il toujours être le fautif de nos discordes avec autrui ?

Le test de szondi :

szondi

Inventé par le psychiatre hongrois Léopold Szondi en 1935, son approche est plus génétique et biologique que philosophique. Il tire son interprétation des résultats d’un test de jugement du patient confronté à des photos d’individus qu’il doit lui-même classer : sympathique, antipathique. Ces portraits représentent les profils psychologiques suivants : homosexuel, sadique, épileptique, hystérique, catatonique, paranoïaque, dépressif et maniaque.
Selon lui, le patient en pensant être à distance de ces cas psychologiques sera amener à reconnaître sa vraie personnalité.
Le médecin juge alors si nous sommes dans le déni, les pulsions refoulées ou la sublimation.

Nous avons fait ce test, résultats pour nous :

Tendance : Sentiments maternels, tendresse
Homme effeminé
Pudeur
Tendance : Désir de faire l’important
Tendance : Prudence, vigilance
Susceptibilité
Tendance : Ruse, malice
Self-contrôle
Goûts artistiques
Professions très Favorables :
Métiers ambulatoires (marin, routier, aviateur)
Métiers du feu (Forgeron, pyrotechnicien, pompier)
Métiers sacerdotaux (moine, prêtre)
Professions Favorables :
Métiers de service (coiffeur, hôtelier, serveur)
Métiers d’art (dessinateur, danseur, artiste, espion)
Métiers de médecine (dermatologue, gynécologue)
Métiers de la bouche (professeur de langue, dentiste, cuisinier, musicien à vent)
Métiers d’argent (banquier)
Métiers d’imagination (Poête, écrivain, musicien)
Métiers de médecine (Psychiatre, psychologue, pharmacien)
Métiers d’aventure (Archéologue, géologue, missionnaire)
Professions Défavorables :
Métiers de théâtre (acteur,…

Ainsi que cette épreuve :

portait

Choisissez le plus antipathique pour vous, celui que vous ne souhaitez pas rencontrer.
(Nous avons choisi le portrait d’un(e) dépressif : dans le cas d’une tendance refoulée, c’est signe de pessimisme ; dans le cas d’un déni, c’est plutôt une part extravertie alternant entre excès de joie et de tristesse ; dans le cas de la sublimation, c’est la fibre militante ou religieuse).

Le test de Rorschach :

Le plus connu, celui des tâches d’encre, permet d’analyser les traits de la personnalité d’une personne et les forces de sa personnalité.

Le psychologue présente au patient une série de planches avec des taches symétriques dans un ordre fixé : 1 noire, puis 2 bicolores noire/rouge, 4 noires et enfin 3 polychromes).

Le patient doit interpréter ce qu’il voit et le médecin juger du temps de réponse, de la nature de la réponse, si la personne est plus touchée par les couleurs ou par la forme, etc.

Ainsi, ce qui est analysé, ce sont les perceptions, la façon d’appréhender l’image, les éléments qui déterminent la vision, et finalement la nature des réponses, le liens qu’elles ont entre elles et leur logique.

Sont donc jugés la relation à soi-même et au monde, le mode de construction psychique, les types d’angoisses et les mécanismes de défense, ainsi que les ressources psychiques.rorschach-planche-1 rorschach-planche-2 rorschach-planche-3 rorschach-planche-8

Ce test destiné aux adultes ou aux grands adolescents est souvent complété par le TAT (Thematic Apperception Test) et le WAIS (Wechsler Adult Intelligence) Scale.

Le 1er concerne la perception latente et manifeste de plusieurs séries d’images et d’analyser la réaction du patient.
La série A, par exemple, concerne les mécanismes de défenses de type névrotiques avec dérives obsessionnelles.
Ce procédé de projection d’images sur un patient permettra de juger l’expression de ses affects, sa rationalisation, son intellectualisation, ses références culturelles, ses précautions verbales, ses dénégations.

La série B concernera les névroses de types hystérie.
La série C est liée au narcissisme et aux inhibitions.

Potentiellement, nous avons tous des névroses, tous un système de défense psychique par rapport à nos vulnérabilités, à notre passé, et il n’est pas pire d’être de la famille de tel ou tel profil psychologique parce que sa représentation par la société est diabolisée.

En revanche, il y a une épreuve psychologique bien plus intéressante à connaître :

L’expérience de Milgram :

Il s’agit d’une mascarade au cours de laquelle 3 personnes de hiérarchies différentes proposent un test de mémorisation : l’élève, l’enseignant, l’expérimentateur.

La personne « d’autorité » impose la mémorisation d’une série de mots à l’un des participants, le 3ème étant celui qui fait appliquer les règles de la personne d’autorité.
L’élève doit mémoriser des mots, en cas d’erreur il reçoit des décharges électriques de plus en plus fortes.
L’enseignant est celui qui est chargé de dicter les mots et envoyer les décharges en cas d’erreur.
L’expérimentateur qui doit jouer son rôle d’autorité tout au long de l’expérience va inciter l’enseignant à continuer l’expérience.

En vérité, l’élève ne reçoit pas de décharge mais mime la douleur en fonction des décharges reçues : du gémissement au hurlement, jusqu’à la perte de connaissance pour la décharge maximale.

Le test concerne donc celui qui est désigné comme l’enseignant et sa capacité à infliger des douleurs dans le but d’obéir à l’autorité.

Cette expérience réalisée dans les années 60 avait pour but de mesurer le degré d’obéissance d’un individu, de juger des valeurs d’autorité et du niveau d’obéissance à un ordre même contraire à la morale de celui-ci.

Seulement les résultats étaient aussi effarants que rassurants.

En effet, l’obéissance à une autorité et l’intégration de l’individu au sein d’une hiérarchie est l’un des fondements de toute société. Cette règle permet aux individus de vivre ensemble et empêche que leurs besoins et leurs désirs entrent en conflit et mettent à mal la structure de la société.

En revanche, la morale des individus est aussi celle qui motive la construction d’une autorité juste, digne de garantir l’intégrité individuelle.

miroir

Savoir qui nous sommes est un dossier ouvert pour la vie qui sera perpétuellement révisé au fil de nos expériences.
L’image que nous avons de nous-mêmes et celle que nous souhaitons que les autres aient de nous est un pacte silencieux pour rendre les relations humaines possibles.

En revanche, si l’on souhaite mieux se connaître soi-même, la philosophie restera le meilleur moyen de se poser les bonnes questions éthiques quant à notre statut d’individu.
Les tests de personnalité doivent rester une simple étiquette sociale si celle-ci est importante à nos yeux.

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