3 secondes de bonheur par jour : Joie à la demande

C’est l’employé 107 de chez Google, qui entre autres performances en tant qu’ingénieur, est le Monsieur Bonheur : Chade-Meng Tan.

C’est lui qui a initié les classes de conscience au sein de Google. La réussite étant au rendez-vous, il s’est donc spécialisé dans le bien-être au sein des entreprises.

Auteur de Joy on Demand, c’est en découvrant que l’esprit était malléable. A coups d’exercices mentaux, il croit aux « fines tranches de joie », un peu comme la Première Gorgée de Bière.
« J’ai un peu soif, maintenant. Je vais boire. Et là je suis bien. » Voici le genre de fine tranche de joie qu’il est bon d’épargner pour sa jauge bien-être.

Ce sont les événements qu’on ne remarque plus, comme manger quand on a faim, boire quand on a soif, dormir quand on a sommeil ou s’asseoir quand on est fatigué qui font l’expérience de la joie. Ce sont 3 secondes ou plus parfois, mais se familiariser avec la joie régulièrement, chaque jour peut construire l’état pérenne de joie.

Le secret repose donc sur l’habitude et la répétition, mais des petites choses qui font du bien. Et tout se passe dans le cerveau !
En effet, les souvenirs et les émotions se renforcent dans l’habitude positive.
Plus nous devenons bon dans quelque chose (l’entraînement), plus il devient facile de répéter ce comportement sans trop d’effort cognitif.
La routine, si elle est combinée à du positif, devient une façon de vivre, vertueuse.

Finalement ce n’est pas tant de la méditation que de la pleine conscience des petits bonheurs, réaliser que nous avons de la chance de satisfaire quasiment tous nos besoins, élémentaires. Remarquer, faire attention aux choses est le prédicat pour voir.

Une étude menée par des psychologues de l’Université Loyola, publiée le mois dernier dans la revue Aging, a montré que chez les adultes de plus de 55 ans, ceux qui ont manifesté une meilleure capacité à savourer la vie étaient plus susceptibles de reconnaître de la satisfaction de leur vie, indépendamment d’une mauvaise santé. Pour ceux moins disposés à savourer les petits événements vivent la vie de façon plus morose.

A l’inverse, les plus jeunes ont tendance à vivre de l’exaltation à l’obtention d’un diplôme, ou de leur première voiture et vont négliger les petits moments ordinaires.
Les enfants quant à eux vivent l’émerveillement de la découverte du monde, avec encore moins l’humble sentiment des petits bonheur.

Notre regard change, et visiblement ce sont les yeux les plus fatigués qui sont en mesure de percer l’essence des vraies choses pour mener une vie pleine et heureuse.

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