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Débris spatiaux : la banlieue de la terre est une décharge

Débris spatiaux : la banlieue de la terre est une décharge

Plus de 500.000 morceaux de débris, ou «débris spatiaux» , sont en orbite autour de la Terre. Ils voyagent tous à des vitesses allant jusqu’à 17.500 miles/h, vitesse suffisamment rapide pour qu’un petit morceau de débris endommage un satellite. Qui va faire le ménage ?

La NASA prend la menace de collision avec des débris spatiaux très au sérieux et envisage bel et bien de mettre en place des règles directrices sur la façon de faire face à chaque menace de collision potentielle sur le long terme. Ces précautions sont nécessaires pour éviter tout accident, mais que faire des débris déjà en orbite ?

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« Le plus grand risque pour les missions spatiales provient de débris non traçables« , a déclaré Nicholas Johnson, scientifique en chef de la Nasa.

Avec tant de débris orbitaux, il y a eu étonnamment peu de collisions catastrophiques :

  • En 1996, un satellite français a été touché et endommagé par des débris d’une fusée française qui avait explosé une décennie plus tôt.
  • Le 10 février 2009, un satellite russe est entré en collision avec un satellite commercial américain Iridium. La collision a ajouté plus de 2000 morceaux de débris traçables à l’inventaire des débris spatiaux.
  • Lors d’un test en 2007, la Chine a utilisé un missile pour détruire un vieux satellite météorologique, et a ajouté plus de 3000 débris en orbite.

Des manoeuvres d’évitement sont mises en place dès qu’un débris suffisamment important est repéré sur une trajectoire, mais cela n’empeche pas les petits débris de créer malgré tout des collisions. Le danger est particulièrement pris au sérieux concernant les navettes transportant des individus.

En raison des différences de vitesse orbitale qui peuvent atteindre 56.000 km/h, les débris, même tout petits, constituent de véritables projectiles pouvant endommager ou rendre inexploitables les satellites opérationnels. Ceux qui dépassent les 10 cm peuvent engendrer des explosions générant, à leur tour, de nouveaux débris.

Appellée le syndrome de Kessler, cette forme de réaction en chaîne produite par les collisions des débris entre eux augmenterait de façon exponentielle les risques d’accidents. La Terre prisonnière, l’exploration spatiale et l’exploitation de satellites artificiels deviendrait impossible pendant plusieurs générations si cela continue.

Quelles mesures prendre ?

L’agence spatiale européenne a lancé l’initiative Espace Propre pour évaluer l’impact de la pollution de l’espace.

L’un des principaux opérateurs mondiaux de satellites, Astrium, a annoncé le lancement d’une étude, pour le compte du CNES, pour réfléchir à la récupération de gros débris d’ici 2020 à l’aide de véhicules spatiaux. Des vaisseaux poubelles s’inscrivent dans le programme OTV (Orbit Transfer Vehicule).

Pas vraiment de possibilité de recyclage rentable de ces débris, un coup faramineux pour se débarrasser de ces débris…

Vous pouvez en attendant regarder en temps réel le déplacement des navettes et des satellites et voir les débris circuler autour de la Terre.

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