Les regrettés projets urbains qui auraient métamorphosé New-york

Une quantité de méga-projets urbains pour New-York ont avorté avant même d’être tentés. Aujourd’hui, s’il fallait améliorer New York, le cout s’élèverait à 36 000 milliards $… Retour sur ces idées grandioses qui auraient pu être géniales pour l’avenir de New York.

Selon l’American Society of Civil Engineers, le bilan de New York est très médiocre :

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Les infrastructures sont mauvaises alors que les propositions depuis 200 ans furent nombreuses.
Ces dernières sont compilées dans un nouveau livre d’architecture des écrivains Sam Lubell et Greg Goldin, Never Built New York.

Le livre relate les plans conceptuels de tous les grattes-ciel, des systèmes de métro pneumatiques et des plans de logement utopiques, qui tous ont échoué à faire le saut du papier à la réalité.

Un livre qui repense le construit et le non-construit, une collection de regrets pour cette ville mythique malgré tout.

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Beaucoup de ces projets permettent de donner des leçons qui ont tout leur sens aujourd’hui: garder les projets contextuels, travailler avec les communautés pour développer des idées qui font sens pour un endroit particulier, ou faire en sorte que les municipalités disposent des ressources financières pour lancer les projets en cours. Aujourd’hui, alors que l’infrastructure est un sujet majeur de la conversation nationale, l’examen des anciens projets à travers une lentille contemporaine, l’apprentissage des erreurs prennent une nouvelle signification.

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« Dans une certaine mesure, New York est victime de son propre succès et a toujours du résoudre des problèmes résultant de son état de ville marchande grouillante », dit Goldin.
« Vous ne pouviez pas traverser la rue ou aller d’un endroit à l’autre. Cela s’est produit très tôt dans l’histoire de la ville ». En 1866, un guide de la ville surnommait les rues bruyantes du bas-Manhattan, « une scène de confusion digne de Babel ».(Babel en hébreu qui signifie brouiller)

Dans les années 1860, l’ingénieur civil Egbert Viele a proposé un projet appelé le « chemin de fer souterrain, Arcade, » avec une série d’esplanades souterraines, des voies ferrées, et des vitrines. Alors que législature de l’ État de New York avait adopté son plan, il a finalement renoncé en raison de préoccupations liés aux droits de propriété : autrement dit, dédier des terres privées pou l’usage public, un débat qui fait rage encore aujourd’hui.

D’autres projets de transport en commun « visionnaires » ont abondé au cours des décennies suivantes.
En 1870, Alfred Ely Beach proposait un métro pneumatique pour Manhattan (un l’ancêtre de l’Hyperloop). Approuvé par le législateur par un projet de loi en 1872, le gouverneur posa néanmoins son veto parce qu’il pensait que cela entrerait en conflit avec une autre entreprise de métro. « Il faut beaucoup d’argent et de pouvoir pour faire quoi que ce soit à New York » dit Lubell.
Pendant ce temps, en 1925, l’ architecte Raymond Hood -qui a conçu les Rockefeller Plaza – proposait d’intégrer des immeubles de 50 étages, des tours et des ponts suspendus pour lutter contre la congestion du centre de Manhattan-un effort pour permettre à l’eau de devenir une terre habitable.

Dans un autre effort pour rendre la ville plus accueillante, Robert Venturi et Denise Scott Brown ont proposé un parc de 36 ha pour héberger une autoroute souterraine le long du West Side de Manhattan qui se serait appelé Westway Park. Les écologistes et les groupes communautaires se sont prononcés contre le projet, qui débuta en 1984, pour finalement ne jamais être réalisé.
« Le parc est entré dans des conflits environnementaux », déclare Goldin.
« Des procédures judiciaires ont révélé que les gens considéraient qu’il s’agissait d’un moyen de tirer parti de la valeur des propriétés du West Side alors que les planificateurs et les développeurs pensaient proposer un espace ouvert et libre d’accès au public ».
Autrement dit, comme aujourd’hui, les projets avortent parce que 2 camps se font face sans parler le même langage. Quelque chose est proposé, il est d’emblée contesté et pour toutes sortes de mauvaises raisons.

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Néanmoins, des projets comme la Highline (et Lowline) voient le jour et promettent un avenir qui souhaite améliorer la vie à New York.
Avec des enjeux environnementaux, sans doute que de nombreux projets verront la lumière du jour.

Ensuite, Trump étant déterminé à ériger des tours, nous verrons bien si l’argent ira dans la gloire de son mandat ou dans la protection de la ville.

Quelques planches des projets regrettés de New York :

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