Et si on faisait de nos empreintes une source d’énergie ?

Nous faisons véritablement un pas vers les énergies renouvelables, pourquoi ne pas tirer profit de toutes les sources, même mécaniques, en faisant des planchers capteurs d’énergie ? Voici quelques propositions en cours de mises en place :

Des chercheurs de l’Université du Wisconsin et du Forest Products Laboratory à Madison souhaitent pouvoir exploiter l’énergie mécanique générée par des personnes marchant en utilisant un composant spécial pour les revêtements de sol : parquet, trottoir, route. Le concept utiliserait des nanofibres de cellulose chimiquement traitées dans la pâte à bois permettant de produire une charge électrique au moment d’entrer en contact avec des nanofibres non traitées.

Cette technologie évolutive abordable pourrait effectivement récolter l’énergie mécanique de l’environnement.

Durant 2 ans dans le développement, Wang Xudong, professeur agrégé de science des matériaux et d’ingénierie à l’UW-Madison parle de la technologie comme un nanogénérateur triboélectrique (TENG). La triboélectricité est similaire au phénomène qui produit de l’électricité statique sur les vêtements.

Dans le cas du TENG, 2 matériaux différents ayant des capacités d’attraction d’électrons sont installés dans le plancher.
Les fibres sont traitées chimiquement pour les rendre plus sensibles : attraction d’électrons ou répulsion.
Une fois qu’une personne marche sur le sol, les matériaux en contact transfèrent la charge entre eux. Une fois que le contact est rompu – le pas déloge du sol – la charge circule à travers un circuit externe.

Ces revêtement de sol seraient appropriés dans les zones à fort trafic piéton, comme les centres commerciaux, les stations de métro ou même les stades sportifs.
Wang dit qu’un stade rempli de 80.000 personnes pourrait déclencher d’un pas l’illumination totale du stade.

D’autres tentatives de récupération d’énergie sur route ont été proposées.
Par exemple, des dispositifs piézoélectriques récoltent l’énergie vibratoire de la circulation routière en utilisant des éclats de cristal piézoélectrique placés juste en-dessous de la surface de l’asphalte.
Le cristal fléchit légèrement lorsque les véhicules se déplacent sur la route, produisant un courant électrique. La technologie a été utilisée au Japon et en Israël. Toutefois, les matériaux céramiques utilisés dans la fabrication du dispositif sont coûteux et toxiques.

« Sur la base de ce concept triboélectrique, le choix des matériaux est beaucoup plus large, et nous pouvons utiliser beaucoup de matériaux bon marché, respectueux de l’environnement et même biodégradables », dit Wang, qui estime que le coût pour mettre en œuvre la technologie augmenterait les coûts de construction de revêtements de sol de 20% au maximum.

Wang développe actuellement un prototype, mais il croit que la technologie peut être utilisée dans de nombreux types de revêtements de sol, et la durée de vie du système pourrait durer plus longtemps que le sol lui-même.

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D’autre innovations de routes « pavées d’or énergétiques » sont en projet :

  • Les Pays-bas ont construit une route solaire de 90km, SolaRoad se compose de modules en béton avec une couche supérieure translucide en verre trempé. En dessous du verre, il y a des cellules solaires en silicium cristallin.
    En Mars, la société néerlandaise a annoncé des plans pour un autre projet en Californie.
  • Cette année, la France a annoncé qu’elle allait installer 1.000 kilomètres de routes solaires au cours des cinq prochaines années. La compagnie derrière ce projet, Colas, appelle son réseau routier solaire Wattway.
    Colas estime que pour chaque kilomètre de chaussée, il peut répondre aux besoins énergétiques de 5.000 personnes. Le calcul du projet achevé donne suffisamment d’électricité pour 5 millions de personnes.

Reste à savoir si ces systèmes fonctionnent par tous les temps, pluie ou neige, quel entretien il nécessite etc.

 

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