167 poupées russes intègrent un corps d’orchestre pour jouer la 9eme symphonie de Beethoven

Connaissez-vous le thérémine ? Un des plus anciens instruments de musique électronique, inventé en 1919 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen (connu sous le nom de « Léon Theremin »). Voici, depuis le matryomin…

Le thérémine est composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes : l’instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste. Dans sa version la plus répandue, la main droite commande la hauteur de la note, en faisant varier sa distance à l’antenne verticale. L’antenne horizontale, en forme de boucle, est utilisée pour faire varier le volume selon sa distance à la main gauche.

Le son est produit à partir d’un signal électrique engendré par un oscillateur hétérodyne à tubes électroniques. Deux signaux de fréquences élevées (l’un fixe à 170 kHz, l’autre variable entre 168 et 170 kHz) se combinent pour former un battement et fournir un signal audible, entre 20 et 20 000 Hz1.

L’effet de capacité apporté par le corps de l’instrumentiste, à proximité des antennes, affecte la fréquence produite, tout comme une personne se déplaçant dans une pièce peut altérer la qualité d’une réception de radio ou de télévision. Cette caractéristique est mise à profit dans le thérémine, et la combinaison des deux mains, l’une commandant le volume et l’autre la hauteur de la note, permet d’obtenir des effets sonores insolites.

Le thérémine, disposant d’un seul oscillateur, est un instrument monodique. Son timbre, que l’on ne peut modifier, ressemble à celui de la voix humaine ou à celui de la scie musicale.

Le matryomine fonctionne comme un thérémine avec une antenne insérée dans dans une poupée russe (matrioshka). Il vous permet d’effectuer une gamme de cinq octaves.
Son nom est la contraction de « Matrioshka » et « Theremin ». Inventé en l’an 2000 par le japonais Masami Takeuchi (Mandarin Electron), plus de 4 000 exemplaires se sont écoulés au Japon.

Pour apporter un peu d’ innovation et d’ ingéniosité pour son groupe de theremin, Takeuchi placé l’antenne de fréquence à l’ intérieur d’ une poupée gigogne russe. Ainsi , le Matryomin est né.

Dans cette vidéo, 167 matryominists jouer Symphonie de Beethoven 9. Comme si cela ne suffisait pas particulière, après le premier mouvement l’ensemble, il se décompose en un bluesy boogie-woogie interprétation de la célèbre mélodie, couronné par une finale.

Le genre d’instrument qui rapelle le kasoo, intrument utilisé depuis des centaines d’années en Afrique. Ils étaient utilisés pour déguiser la voix d’une personne ou pour imiter des animaux (comme les appeaux), principalement dans des cérémonies. L’invention officielle du kazoo est attribuée à l’afro-américain Alabama Vest, au xixe siècle, en Georgie. Le premier kazoo a été fabriqué par Thaddeus von Clegg, un horloger allemand de la ville de Macon. La production de kazoos commença en 1852, dans le Georgia State Fair.

Le kazoo le plus répandu est métallique (fabriqué dans l’État de New York). .

Un kazoo amélioré appelé zobo fut lancé en 1895 par Warren Herbert Frost aux États-Unis. Il connut une très grande vogue durant plusieurs dizaines d’années avant d’être oublié. Dans le même pays existèrent trois accessoires similaires : le songophone, le sonophone et le vocophone. Ces accessoires sont les équivalents américains du bigophone français.

On retrouve aussi des morceaux célèbres utilisant le kasoo, par les Rolling Stones par exemple :

Ou encore Eric Clapton :

Si Queen :

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