SEO, applications : une mort déclarée ?

Le monde virtuel est sacrément corrompu aujourd’hui.
La vertu s’est perdue !
Elle ne nécessite plus la liberté d’écrire ou la facilité d’accès à des supports d’édition, mais à l’AUTHENTICITÉ, la bonne vieille valeur qu’on cherche dans un troquet et non dans un bar à la mode, qu’on trouve au détour d’une ligne dans un livre feuilleté dans une librairie et non sur Buzzfeed…

Le SEO se meure

Lorsque nous contemplions l’immensité potentielle du web via la simple barre de recherche Google, les simples requêtes « intellectuellement sophistiquées » et érudites n’obtenaient, Dieu merci, que de pauvres résultats. Ce qui pouvait permettre de moduler la qualité de l’algorithme et des informations obtenues.
Car oui, un algorithme est un système intelligent, tributaire des données qu’on lui donne…

Aujourd’hui encore, certaines recherches dans les moteurs sont décevantes car la matière n’est pas encore passée dans les tuyaux numériques.
Et les efforts ingénieux de Google n’empêcheront pas ce constat encore d’être indestructible :
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Intégrer le Google search à porter de sms, mails etc… (via l’article de Arstechnica)

Une astuce qui permet d’obtenir n’importe quel résultat satisfaisant : passez par les plateformes sociales.
Pour obtenir une recette, de la mode, du design optez pour Pinterest, Tastespotting ou la marque que vous aimez, et vous obtiendrez non pas des résultats liés à un SEO travaillé hardcore, mais de la popularité sensible et humaine.
Pour obtenir, un contenu de qualité, jugez toujours de la marque éditrice de contenu, osez sauter quelques pages de résultats pour trouver plus de de précisions, et peut-être même tentez d’écrire en anglais votre requête.

Ensuite, créez votre propre environnement de lecture et de découverte : vidéos, photos, blogs, articles, tout cela peut être choisis et rassembler sur des plateformes types Feedly, qui dureront certainement très longtemps, car elles sont des outils précieux car seulement utilitaires.

Plus personne ne téléchargera d’applications

Sujet plus délicat.
Environ 4% des usagers téléchargent des applis. En réalité, on peut tous télécharger ponctuellement des applis : news, réseaux sociaux, météo (on ne sait toujours pas la prévoir, by the way), jeux, lecteur de fichiers, musique, etc.
Que se passe-t-il avec les applis ?
C’est la pointe de la tendance.
Discussion de machine à café : » j’ai téléchargé une appli géniale ! Je peux faire ça avec « .
Buzz sur les murs de nos réseaux sociaux : photos retouchées, micro-vidéos qui s’effacent une fois vues, gadgets qui comptabilisent tout ce qu’on fait, etc.
Et quoi ensuite ?
Des applis liées à des objets connectés qui nous facilitent la vie, qui permettent de sortir des données (ces datas si précieuses qu’on devrait songer à les placer en bourse) et nous catégoriser, nous placer objet de comparaison, mais aussi cible de besoins à satisfaire pour les futures start-ups en mal de ne pas pouvoir constituer une équipe entière de babyfoot.

L’appli buzz et meure à la sortie de la suivante.
L’appli se télécharge mais n’est pas toujours mise à jour par les utilisateurs par faute de place sur le mobile ou tablette.
L’appli s’achète difficilement .

En réalité, les seules applications qui marchent sont celles qui sont utilisés par tous ceux qui ont un mobile : autrement dit, le mobile est utile à tout le monde, tous âges, toutes générations, à tous !
L’appli qui marche et celle qui est nécessaire à tous !
Par défaut, les téléphones proposent certaines applis déjà installées, car elles sont utiles et non futiles. Certaines à la mode certes franchissent l’étape d’être directement connectées à vos données de téléphone, à la seule condition qu’à la prochaine version du mobile, il n’y en ait pas une autre meilleure pour les remplacer.
Et puis le reste ?
Le store ?
Pour quelle raison le marché des applis est une fragile branche d’arbre prête à ployer et se briser sous le poids de tous les entrepreneurs qui lancent la leur ?

content-sharing
Cet article de médium évoque plusieurs points très justes :
les actions faites via une appli ne peuvent fonctionner et viraliser que si TOUT LE MONDE possède également l’appli !
L’application est une plateforme fermée, n’oublions pas.
Heureusement Google a pensé à tout : AppStreaming. Encore à l’état expérimental, est  une technologie qui permet d’utiliser qu’une seule partie d’une appli dont on peut avoir besoin, sans la télécharger…

Potentiellement, l’explosion du marché n’est pas tant le frein imminent de la pérennité du monde  des applis que les technos qui court-circuitent les usages versatiles.

Apple aussi a réfléchi… Avec iOS 9, on pourra télécharger une « petite application » qui permettra de rassembler des morceaux d’application, qui en fonction de l’usage seront effacées au fur et à mesure et remplacées.
L’article est excellent et très bien expliqué, et ce que nous pouvons en retenir en résumé, c’est que l’appli, le cloud, le web ne seront à terme pas différenciés.
Nous ne serons pas dans un monde sans applications mais sans complications.

Peut-être que nous pourrons « commander » ou créer soi-même sa propre application, avec pour garantie de succès, et seulement, l’usage du plus grand nombre grâce à un accès sans obstacles.

 

3 commentaires sur “SEO, applications : une mort déclarée ?”

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