Les scientifiques ont découvert une planète si chaude qu’il pleut des bijoux de ses nuages

Peu importe à quel point sont chauds les étés que nous vivons, ils n’ont rien de comparables aux températures stupéfiantes qu’on trouve ailleurs dans la Voie Lactée.

Sur HAT-P-7b, cette géante de gaz qui fait environ 16 fois la taille de la Terre et se trouve à 1000 années-lumière de nous, a des températures qui se situent autour de 4180°C. Cette planète tourne autour d’une étoile en deux jours terrestre, et elle fait deux fois la taille de notre soleil. Pour la première fois, les astrophysiciens pensent qu’ils ont trouvé des preuves qu’une météo est possible sur une planète étouffante, grâce à des données de Kepler de l’observatoire de la NASA.

Un document publié le 12 décembre a analysé 4 années de données de Kepler, envoyé loin dans la voie lactée en 2009 pour trouver des exoplanètes. L’observateur recueille des données sur les corps célestes qui renvoient de la lumière, y compris les étoiles. Il peut trouver des planètes en recherchant des changements dans la luminosité d’une étoile au fil du temps, un changement peut être une indication qu’une planète est passée devant elle.

Kepler peut détecter des différences de luminosité des planètes, aussi.
Des chercheurs britanniques ont constaté que les données de Kepler ont montré un modèle changeant dans la quantité de lumière réfléchie par HAT-P-7b au fil du temps.
Ces changements, pensent-ils, témoignent de l’atmosphère tourbillonnant autour de la planète : en d’autres termes, la météo. « Cette planète a des vents très forts qui en font le tour », dit David Armstrong, un physicien de l’Université de Warwick et auteur principal du document.
Ces vents sont causés par une atmosphère qui est chauffé de façon inégale: d’un côté de HAT-P-7b est toujours face à l’étoile, et est donc beaucoup plus chaud, que l’autre côté. Résultats un vent de froid balaye l’air en couche inférieure et l’air chaud est poussé vers le haut. Sur HAT-P-7b, « ce que ces [vents] font est de pousser les nuages du côté froid et sombre de la planète vers le côté lumineux, et ces nuages réfléchissent la lumière des étoiles. » Les nuages déplacés reflètent plus de lumière au loin, un phénomène appelé l’effet albédo, ce qui arrive aussi ici sur Terre.

Les nuages se forment lorsque l’air est plus froid puis se condense en petites gouttelettes de solides réparties dans l’air. Sur notre planète, les nuages sont constitués d’un mélange de minuscules particules d’eau qui forment des cristaux de glace autour de la poussière ou d’autres particules de l’atmosphère.

Mais sur une planète aussi chaude que HAT-P-7b, les nuages sont probablement faits de matériaux qui sont en fusion et à point d’ébullition beaucoup plus élevé ; à ces températures, la plupart des composés seraient en permanence dans leurs états gazeux. « Quelque chose qui a les propriétés du corindon, » dit Armstrong.
Sur Terre, où les températures sont beaucoup plus faibles, le corindon se trouve dans les roches sous forme de minéral, lorsqu’il est combiné avec les bons éléments, il forme les rubis et les saphirs…
Sur HAT-P-7b, le minéral peut se former directement des nuages. « Il est très probable que ces nuages sont faits de corindon, et nous voyons essentiellement de gros nuages condensés de minéraux qui soufflent sur la planète», dit Armstrong.

Les scientifiques ne peuvent pas dire avec certitude que ce sont des nuages de gemmes parce qu’ils font des observations à partir de milliards de km ; ils auraient besoin d’un échantillon à analyser pour confirmer. Théoriquement, la météo peut se produire sur une planète avec une atmosphère, mais ce sont les premiers modèles de météo qui ont été observés sur  une exoplanète géante gazeuse….

Tout est donc possible…

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