Nous, la France, avons ouvert la première route solaire

Elle est hors de prix, mais sera peut-être une future source d’énergie…

La première route solaire au monde a ouvert en France. Le village normand de Tourouvre-au-Perche dispose désormais d’1 km de chaussée solaire, produisant assez d’énergie pour allumer les lampes de la rue du village.

A en juger par l’état des routes asphaltées, il est difficile d’imaginer que la France a réussi à construire une route à la fois résistante et capable de produire de l’électricité (#fier). La route de Tourouvre-au-Perche, supportera 2.000 voitures par jour, et pourra produire 280 mégawattheures (MWh) d’électricité par an, même par temps nuageux (#Normandie). Les tuiles qui composent la route sont collées sur le dessus de la chaussée existante, ce qui réduit les coûts de construction, le seul problème est que le coût de déploiement qui frise les 5 millions d’euros pour la construire construire. C’est, selon une estimation, 13 fois plus cher que les panneaux solaires sur le toit.

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La route Wattway a été réalisée par Colas, en collaboration avec l’INES, l’Institut national français de l’énergie solaire. Les tuiles sont constituées de cellules solaires intégrées dans de la résine, et sont assez minces pour ne pas se décoller de la route par la contraction provoquée par la chaleur ou le froid. Colas, ainsi que la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, a confiance dans la pratique de la technologie. Si le pays a ouvert un quart de ses millions de kilomètres (620.000 miles) de routes, cela pourrait devenir de l’énergie indépendante. Cette indépendance est importante pour la France, qui a un lourd programme d’énergie nucléaire, nous produisons actuellement les trois quarts de notre énergie par le nucléaire.

Royale s’est déjà engagé à poursuivre les essais, mais les prix devront baisser pour les rendre pratiques à grande échelle. La solarisation des routes est très tentant cependant. Visuellement, elle rend les routes plus agréables à regarder, et ne requièrent pas le recouvrement des terres agricoles avec des km et des km de panneaux.

L’idée semble toujours être populaire malgré les inconvénients. L’Allemagne expérimente une méthode différente, et aux Pays – Bas, il y a déjà des pistes cyclables solaires. Mais peut-être que la chaussée solaire la plus pratique est en Corée du Sud, où une piste cyclable de 32 km a été recouverte d’un toit solaire, ce qui protège les cyclistes du soleil et de la pluie tout en permettant d’allumer les lumières.

Nous sommes dans une nouvelle phase expérimentale du solaire en ce moment, alors que les gouvernements évaluent le moyen d’intégrer l’énergie solaire avec l’infrastructure existante, sans provoquer un grand impact sur l’environnement. Et c’est une bonne nouvelle, parce que cela signifie que nos gouvernements prennent enfin le sujet au sérieux.

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