Cette française qui a tourné son carnet d’adresses parisiennes en une start-up de plusieurs millions d’euros : mylittleparis

Tout a commencé avec quelques propos au sujet d’une distillerie de spiritueux secrète cachée derrière un magasin de fleurs à la Bastille.

Ces huit dernières années, un courriel hebdomadaire intitulé « My Little Paris » révèle les trésors cachés de la ville à des millions de francophiles. Initialement auto-publiée par la flâneuse Fany Péchiodat pour des amis constamment en train de l’appeler pour lui demander ses endroits préférés, le mail a évolué en une entreprise pesant 40 millions €, sans financement de démarrage. La société, dont le siège social est une ancienne usine de Montmartre, a maintenant 130 employés travaillant pour des ramifications de marques partenaires des emails.

Dans l’esprit de l’idée initiale de Péchiodat, le succès de My Little Paris reposait sur le bouche-à-bouche. Au cours d’un 2 décembre, Péchiodat et ses co-fondatrices Céline Orjubin et Anne-Flore Brunet ont expliqué comment elles ont délibérer sur le contenu de chaque newsletter dans une tentative d’inspirer les lecteurs de la transmettre à leurs amis. « Nous voulions seulement des idées contagieuses. Notre métrique à la newsletter n’est pas le taux d’ouverture, mais le taux de conversion « , dit Péchiodat. Leur base d’abonnés a bondi de 50 à 10.000 au cours des six premiers mois, jusqu’à 3 millions de lecteurs aujourd’hui, le tout sans aucune publicité.

En effet, les conseils d’initiés de My Little Paris s’écartent du guide touristique habituel. Le 6 décembre, MylittleParis envoyait par exemple, la présentation d’une femme italienne qui transforme un appartement privé en un restaurant, une fois par mois. Un autre bulletin d’information met en vedette un ingénieur qui s’est tourné en vendeur de kebabs et qui a conçu l’emballage parfait pour manger sans gâchis ; encore une autre proposait les services de deux femmes qui ont changé de carrière pour commencer un service de plomberie sympathique à Paris

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Chaque numéro est écrit dans un ton bref et génial, comme le mot d’un bon ami. « Nous pouvons passer 10 heures sur un seul mot, » dit Orjubin, pour transmettre un sentiment d’intimité dans chaque phrase. Chaque email est accompagné d’un dessin charmant par l’illustrateur Kanako Kumo qui fait encore tous ses griffonnages et peintures sur papier. « Parfois, nous devons utiliser un sèche-cheveux pour sécher les aquarelles, alors que nous attendons d’envoyer cette lettre d’information, » rit Orjubin. Kanako porte maintenant autour d’un mini-scanner dans son sac à main, pour parer à toute urgence d’illustration.

En 2013, l’éditeur de médias numériques Aufeminin acquiert My Little Paris pour 85 millions d’euros. Cela a permis à ses fondatrices de continuer à financer de nouvelles expériences comme My Little Box, une boite mensuelle de produits et de bibelots de beauté français expédiés à 70.000 abonnés au Royaume – Uni, au Japon et en France. Le box génère maintenant 60% de leur chiffre d’ affaires annuel. (Le reste vient de la publicité.)

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Cette année, My Little Paris teste sa formule à travers l’Atlantique, avec « La Parisienne », leur premier email écrit en anglais pour un public mondial. En plus d’offrir un aperçu de la culture française, l’envoi bi-hebdomadaire espère défier quelques clichés dominants sur la féminité française. « Cette obsession à propos de la femme française peut être un peu problématique » observe Danielle Courtney, un écrivain américain travaillant pour la newsletter.

Les sujets comprendront l’art de la conversation française, des entrevues avec des militants de la démagogie, des profils de jeunes designers, et, bien sûr, tous les métiers de la société. Le secret des adresses pour la prochaine visite en France : « nous voulons mettre l’accent sur les entrepreneurs de Paris, parler davantage des échecs et être plus amusant », dit Brunet, éditeur en chef de La Parisienne. Mais il y aura de la place pour la sagesse traditionnelle française aussi, ajoute – elle. « Nous aurons aussi les meilleurs conseils de grand-mères françaises partageant leurs conseils de beauté. »

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