Cette nouvelle place de marché numérique de l’énergie solaire permet de répondre aux demandes massives

Lorsque les températures ont largement dépassé les plus de 37 degrés en Australie pendant une vague de chaleur en Février, le réseau électrique ne pouvait plus répondre à la demande des climatiseurs, et 90.000 personnes ont perdu l’électricité. Normalement, le gouvernement pouvait activer une centrale de gaz de secours pour répondre aux pics de demande. Mais à la place, un nouveau logiciel pourrait laisser les toits solaires faire la même chose.

L’Energy Exchange Décentralisée, ou deX, est une nouvelle place de marché numérique qui relie les propriétaires ou les entreprises avec des panneaux solaires et des batteries, permettant le commerce d’énergie avec ses voisins ou avec les services publics. À certains moments de forte demande, une personne avec un surplus d’énergie solaire stockée peut se faire de l’argent supplémentaire.

« L’Australie a la plus forte pénétration du marché du toit solaire dans le monde avec environ 15% des ménages australiens qui ont des panneaux solaires », explique Phil Blythe, PDG et fondateur de GreenSync, une start-up de l’énergie de pointe qui a été parmi les premiers partenaires pour créer ce nouveau marché. « Mais nous n’avons pas exploité la pleine puissance de ces sources renouvelables, on commence à rencontrer une série de défis techniques avec la pénétration des énergies renouvelables qui va au-delà des 25%. Et donc, beaucoup d’énergie solaire est disponible en Australie à un moment donné et se révèle sous-exploitée, « dit Blythe.

Des batteries moins chères pour stocker l’énergie solaire font qu’il est possible de faire un meilleur usage de cette énergie, ainsi que le logiciel, qui ont ensemble pour but d’aider à utiliser l’énergie au bon moment, au bon endroit et à bon escient.

« Le rôle du logiciel dans la coordination et le contrôle des ressources énergétiques décentralisées est primordial, mais pas bien compris », dit Blythe. « Sans le logiciel de trafic d’énergie directe, vous avez juste un tas de matériel coûteux. Le logiciel permet la construction de « centrales électriques virtuelles », « une collection de générateurs d’énergie basés localement », dans la réalité. »

Le nouveau marché est similaire à un projet à Brooklyn qui utilise la technologie de blockchain pour permettre aux voisins le commerce de l’énergie solaire dans un micro-réseau. Mais elle permet aussi la négociation à une plus grande échelle : un utilisateur peut annoncer des problèmes de charge potentiels qu’il anticipe se passer, et des systèmes de toits solaires connectés seront utilisés pour y répondre.

En exploitant des milliers de systèmes de toits solaires décentralisés en une centrale électrique virtuelle connectée, le système peut également éviter la nécessité de construire de nouvelles centrales électriques traditionnelles, permettant finalement aux gens de faire des économies sur leurs factures d’électricité.

« Plutôt que de construire des centrales traditionnelles, qui coûtent des millions ou des milliards dans des dépenses d’infrastructure, nous pouvons exploiter l’énergie qui est générée localement », dit Blythe. « Une énergie qui est non seulement locale, mais propre et renouvelable. Avec la puissance excédentaire générée par des panneaux solaires, et stockée dans des batteries, les énergies renouvelables locales réduisent la demande sur le réseau, et, finalement, aident les consommateurs à diminuer le coût de leur consommation d’énergie. »

Le marché numérique est lancé dans deux projets pilotes en Australie, chacun avec environ 5.000 ménages concernés.

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