Ce nouveau système de partage de vélo permet de le verrouiller où on veut

Spin, tout juste lancé à Austin, fait disparaître le modèle traditionnel où vous ne pouvez laisser votre vélo qu’à une station qui pourrait ne pas être à proximité de votre destination.

Une nouvelle start-up de vélo appelé Spin a étudié un année d’utilisation de Bay Area Bike Share (équivalent de velib), et les chiffres étaient étonnamment bas : pour une journée moyenne, chaque vélo est utilisé seulement 1,7 fois. Et les vélos des systèmes mis en place à Seattle et à Boston sont utilisés seulement deux fois par jour.

Le problème, croit la start-up, est que les vélos qui sont liés aux stations peuvent ou ne peuvent ne pas être près du lieu où vous voulez réellement aller. Dans le système de Spin, lancé le 10 Mars à Austin, les vélos sont à stationnement libre, de façon à pouvoir les garer partout où il y a un support à vélo. En théorie, l’un de ces vélos ne restera que quelques minutes à un endroit.

« Si je veux aller à une station de métro, je peux juste prendre un des vélos et aller directement à mon bureau et juste le laisser dehors, bloqué, et c’est tout, » dit le fondateur de Spin, Derrick Ko. « Avec la station de vélo, vous êtes limité à l’endroit où les stations se trouvent. Du point de vue des transports, c’est tout à fait naturel. »

Le modèle de station est également coûteux pour les villes. En moyenne, les villes dans le programme Bay Area Bike Share, par exemple, payent 5249 $ par vélo. Spin facture directement les consommateurs, les coûts de déplacement sont à 1 dollar la demi-heure et fait valoir que les villes seraient mieux servies en investissant dans des infrastructures et de meilleures pistes cyclables plutôt que dans plusieurs stations de vélo.

Le système de stationnement libre est simple: l’entreprise vise à avoir suffisamment de vélos dans la rue et une application pour les géolocaliser. Quand vous marchez jusqu’au vélo, vous le scannez avec votre téléphone, vous obtenez un code de déverrouillage, vous montez dessous, vous vous rendez partout où vous allez, puis vous le verrouiller sur une grille et terminer le voyage sur l’application.

Tout au long de la journée et  durant la nuit, la société va utiliser une équipe pour repositionner les vélos afin qu’ils ne finissent pas bloqués dans des endroits impopulaires. « Voilà comment nous allons faire un usage intensif de la technologie pour vraiment optimiser ces opérations et les rendre aussi efficace que possible, pour atteindre notre objectif de faire en sorte que les gens soient toujours à quelques minutes d’un vélo. »

Ko, qui travaillait pour la compagnie Lyft, estime que la part de vélo à stationnement libre peut résoudre le problème des dernières centaines de mètres pour les transport. « A San Francisco, si vous avez essayé de prendre un taxi depuis la gare du quartier financier, il vous faut une demi-heure pour un voyage de 1,6 kilomètre, » dit-il. « C’est inefficace. Cela gaspille beaucoup de temps, et c’est mauvais pour l’environnement en raison du trafic lent. Même avec toutes ces entreprises de covoiturage, les voitures sont prises d’assaut, et la demande d’espace routier dépasse toujours l’offre. »

Ces systèmes libres de partage de vélo sont très populaires en Chine, et une société chinoise a tenté d’en lancer un à San Francisco en Janvier, annonçant qu’il envisageait de déposer ses vélos dans les rues de la ville sans autorisation. La ville n’a pas été enchantée par l’initiative, et a menacé de sanctions.

Spin, en revanche, envisage de travailler en étroite collaboration avec les villes avant chaque lancement, et avec des plans pour aider à financer les supports à vélos. « En fin de compte, nous sommes du même côté, » dit-il. « Les villes ont dépensé des centaines de millions de dollars en ajoutant et en améliorant l’infrastructure de vélos. Ils veulent juste que les gens l’utilisent. En offrant aux gens un accès plus facile et pas cher aux vélos, l’infrastructure de vélo se remboursera d’elle-même, et permettra de réduire la congestion, et de réduire les déplacements de véhicules dans les rued du centre-ville. Tous les avantages que le vélo apporte dans les villes ont été prouvés et démontrés.  »

La société prévoit de se lancer dans de nouvelles villes plus tard en 2017, y compris San Francisco.

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