C’est facile de se laisser entraîner dans la construction de soi, mais qu’est-ce que ça nous coûte?

La psychologie occidentale soutient que les humains ne naissent pas avec un sens de soi, mais plutôt que le moi est construit au fil du temps, émergeant graduellement dans les deux premières années de la vie. En outre, beaucoup de recherches scientifiques disent que tout ce qui existe dans la conscience humaine – la vue, le son, et même le temps lui-même – est une construction de l’esprit. Quels sont donc les pièges à surmonter pour traiter ces constructions comme des vérités objectives?

Selon l’enseignement bouddhiste de Mahāmudrā, exploré ici par le psychologue clinicien Daniel Brown de l’Université Harvard, plus nous sommes aimés, plus nous sommes fixés dans nos propres « réalités », limitant les possibilités de notre conscience. Jouant avec ces réflexions sur le moi et la conscience, l’animatrice Claudia Biçen, basée à San Francisco, utilise une série de portraits encrés et crayonnés de Brown pour le faire naître et le laisser disparaître.

Quelle réponse avons-nous trouvé chacun pour marcher dans la douleur de se construire ?
Est-ce qu’il est rassurant de se dire que nous sommes nés avec un « patron » qui conditionnera nos choix et notre parcours de vie, là où l’expérience finira par nous construire ?
Ou est-ce que les lumières du chemin sont les étapes où nous finissons par accepter qui nous sommes, et qui nous ne serons jamais ?

Il y a quelques années, à l’occasion d’une pièce de théâtre « Déshabillez-mots« , un strip texte brillant, que je vous recommande, une phrase m’a fait longuement réfléchir. Que la meilleure façon de vivre, et de vivre avec la vie pouvait se comparer à l’arbre et la pomme. On peut faire des pieds et des mains pour attraper les pommes de l’arbre, mais que c’est épuisant. Il valait mieux lâcher prise, comme lorsque la pomme tombe de l’arbre lorsqu’elle est mûre. Il est tellement plus facile de se pencher pour la ramasser.

Nous-mêmes, lorsque nous visons un objectif, à la recherche, non pas du bonheur, mais de la satisfaction et de l’accomplissement, il se passe ce phénomène où nous tentons de forcer les choses, dans l’illusion d’incarner son soi, son self.

En vérité, des satisfactions infiniment plus grandes et pérennes, nous font nous incarner lorsqu’elles décident d’arriver.

Le travail sur soi, n’a pas tant pour fin de nous construire nous, que de parfaire le tableau, quand quelques rides d’expression apparaissent sur notre visage.

Et vous, comment avancez-vous dans la vie ? Quelles convictions et motivations vous animent ?

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