On garde tous quelque chose de l’expérience après le sexe. Parfois, c’est un souvenir ou une sensation de chaleur et de flou. Mais en général, en ce qui concerne le préservatif, il est jeté dans les toilettes, pour ne plus jamais être revu. Cette pochette en caoutchouc fragile a fait son travail et son temps, nul besoin de la garder. C’est ce que vous pensez. Mais une norvégienne a trouvé un sentiment de réconfort improbable dans les préservatifs usagés. Après les avoir collectés auprès d’amants, d’amis et même d’inconnus, sa collection de préservatifs a atteint une taille impressionnante. Voici comment cette galerie de caoutchoucs est née. Et croyez-le ou non, il y a quelque chose de plus profond qu’on ne le croirait.

Tonje, une jeune suédoise de 27 ans, a commencé à collecter des préservatifs en 2010. Son petit ami de l’époque est rentré à la maison avec un paquet ce préservatif et elle a développé un penchant pour l’odeur des caoutchoucs. Tonje a demandé à garder le préservatif qu’ils avaient utilisé – une demande qui a fini par mettre fin à leur relation et a déclenché sa collecte.
Continuez la lecture, vraiment.

Sa collection ne cesse de grandir. Tonje a commencé à demander des préservatifs auprès de ses amis lors de soirées, ce qui lui a valu le surnom de « Condom-Tonje ». Sa collection actuelle compte 1 921 caoutchoucs, qui tapissent tous les murs de sa chambre à coucher comme un musée. Tonje espère franchir le cap des 10 000 dollars un jour. Mais ce n’est pas tout.

Ce n’est pas un passe-temps bon marché. Elle a dépensé jusqu’ à 77 $ par préservatif, et elle offrira un supplément de 15 $ si l’expéditeur inclut une photo. Parfois, elle reçoit jusqu’à 20 préservatifs par la poste. Le reste de sa collection provient d’amis et de ses propres rencontres sexuelles. Son père a même demandé à ses amis de donner leurs préservatifs usagés à la cause.

Les préservatifs usagés sont une denrée très prisée. Le fétichisme du préservatif utilisé existe dans le monde entier. Les sites comme Condom Swappers (attention contenu très explicite et pas glamour du tout) permettent aux gens d’échanger leurs caoutchoucs usagés par la poste. Qu’ils affichent ou non leurs découvertes comme Tonje, c’est autre chose.

Les odeurs peuvent être sexy. L’excitation sexuelle d’une odeur est un fétichisme bien documenté. On l’appelle Olfactophilie, et elle s’applique à n’importe quelle odeur, de la plus rance à la plus agréable.

Mais ça peut être dangereux. Certains croient que les MST meurent après avoir été laissées à l’air libre pendant un certain temps, mais des études ont montré que les bactéries nocives peuvent persister longtemps dans un préservatif usagé. Faites donc attention, à moins que vous ne les accrochiez au mur.

Donc oui, les souvenirs de préservatifs sont réels. L’ancienne danseuse de ballet et auteure Toni Bentley a inclus ses propres récits sur sa collection des préservatifs dans son livre, »The Surrender« . Bentley a même classé les préservatifs utilisés pour les différents « usages » : ceux utilisés pour le sexe anal est dans un coffre au trésor… c’est mieux de garder ça fermé.

Alors, c’est peut-être un signe de domination féminine. Trois femmes zimbabwéennes ont récemment été accusées d’agression sexuelle contre des auto-stoppeurs. Après avoir enquêté sur leur véhicule, la police a trouvé 31 préservatifs usagés à l’intérieur.

On le sait, mais on en parle peu, il y a un marché noir pour le sperme volé. Une prostituée de 19 ans, également au Zimbabwe, a révélé qu’elle faisait des profits sur le sperme qu’elle vole à ses clients. Elle vend ces produits aux chauffeurs de camions à destination de l’Afrique du Sud, où le sperme est utilisé pour les compositions d’aphrodisiaques.


Tout comme certaines femmes sont capables de garder les préservatifs usagers et se faire inséminer (si vous ne connaissez pas la série You are The Worst, Lindsay place un préservatif au freezer, puis au micro-onde pour s’inséminer le sperme de son mari, et éviter de divorcer en tombant enceinte…).

Une autre information que nous ignorons (faute de parler de ce genre de sujet glauque) les préservatifs peuvent causer la dépression. Selon une étude réalisée par Gordon Gallup, psychologue évolutionniste, l’insémination a un fort effet psychologique sur le receveur. Les femmes ayant eu des rapports sexuels protégés présentaient des risques plus élevés de dépression et correspondait à l’utilisation du préservatif.

Le fétichisme des préservatifs non utilisés existe aussi. Les préservatifs ont la réputation d’être des « buzzkills » – des gaines ennuyeuses qui ternissent le plaisir des rapports sexuels. Mais certains ont la réaction inverse. La blogueuse sexe Venus O’Hara prétend voué un véritable culte au latex coloré des préservatifs. D’autres hommes prétendent aimer se masturber avec un préservatif, aussi connu sous le nom de « branlette chic ».

Alors comme le sujet en lui-même ne passionne pas particulièrement mais nécessitait un peu d’approfondissement, il s’avère qu’il y a un record Guinness pour la collecte de préservatifs. Un Italien du nom d’Amatore Bolzoni a la plus grande collection au monde. Ces environ 2000 « spécimens » peuvent pour certains dater du 19e siècle.

Ils peuvent aussi se transformer en pièce de mode. Certaines personnes aiment porter leur sentiment sur leur sacs. D’autres portent leur histoire sexuelle comme une jupe, tout comme cette utilisatrice de Twitter.

Les collectionneurs de préservatifs sont aussi des gens. Comme l’explique Tonje, chacun a ses passe-temps et ses intérêts. Il se trouve que les siens sont utilisés comme traitement prophylactique.

Bref, ça existe aussi.

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.