Lucy Engelman, artiste et cinéaste américaine, a une particularité : la synesthésie croise ses voies perceptuelles, ce qui lui permet de goûter les couleurs, l’odeur des sons, et même d’expérimenter les données verbales comme un spectre de couleurs vibrantes. Son mari, le peintre écossais Daniel Mullen, a décidé de traduire son univers sensoriel complexe d’une manière à le rendre plus facile à comprendre pour ceux d’entre nous qui ne voient pas les jours et les nombres comme des halos de couleur.

La collaboration existe sous la forme d’un ensemble de tableaux intitulés A Different Kind of Time: Sequencing Spatial Temporal SynesthesiaLes œuvres contiennent chacune une séquence de formes rectangulaires plates disposées en arcs et en lignes variés. L’angle des formes est inversé dans chaque œuvre, certains alignés avec un seul côté face au public, tandis que d’autres semblent se projeter à travers la toile ou reculer dans le plan de rotation du tableau. Engleman explique que les œuvres sont l’approximation visuelle la plus proche de ce qu’elle vit, surtout en ce qui concerne la traduction des lettres, des chiffres et du temps dans son esprit.

Vous pouvez voir d’autres tableaux basés sur la vision unique du monde d’Engleman sur le site Web de Daniel Mullen.

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