Science-fiction et avenir se confondent presque autant que réalité et virtuel. Les cinquantes prochaines années  commencent déjà à s’écrire et vous ne pouvez pas ralentir la machine du temps. Découvrez l’algorithme des innovations, capable de nous projeter loin dans l’univers, et si près de nous-mêmes.  Est-ce que la médecine de demain sera comme un jeu vidéo, à la portée de tout le monde ? Est-ce que nous pourrons être différentes personnes dans les différents dimensions de la réalité : le réalinaire ? Entrons-nous dans l’ère de l’hypothèse et de la Matrice ? Ni dystopique, ni utopique ; vous basculerez du soulagement à la frayeur.

Voici un des passages de mon livre (oui !) qui j’espère vous donnera envie d’en savoir plus sur le monde qui nous attend… Peut-être à partir de là vous déciderez de qui vous serez :

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Ebook Sur Amazon : Algorithme∞ : Etes-vous prêts à vivre les cinquantes prochaines années dans ce monde ? »

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Livre Broché (avec des pages !!) Algorithme: Etes-vous prêts à vivre les cinquantes prochaines années dans ce monde ?

Intelligence superficielle

Fiona, Harqist*, Rubrique : D’Antan. 06 octobre 2051
“Pensées en 2027
Avant 2030, les innovations n’ont pas encore totalement transformé la société. J’ai choisi cet extrait d’un essai numérique pour mettre en lumière les interrogations individuelles des individus. Personne ne pouvait imaginer que ce serait les ouvrages les plus personnels qui porteraient l’onde émotionnelle des affects individuels. Voici un passage :
Peut-être. C’est humain, plus qu’humain.
Ce qui est sûr est mécanique, et nous ne sommes pas des bécane-êtres.
Notre âme est les relents de ses états qui prennent tellement de place que la mécanique du corps ne peut pas faire du peut-être.
Alors ce sentiment d’être capable ou pas, il vient de quoi ?
Au moment où j’écris ça, je suis assise à une terrasse de café rue de Rivoli, un samedi après-midi. C’est la journée des sourds, et d’infinies questions m’ont animées tout l’après-midi : c’est quoi la vie d’un sourd ? Facetime a-t-il été pensé pour les sourds et muets ? Peut-on parler la langue des signes à une main, est-ce comme marcher à cloche-pied ? Est-ce qu’ils voient et sentent mieux que moi, pour compenser qu’ils n’entendent pas ? Comment expriment-ils leur colère, leur plaisir, leur surprise, leur joie ? Leur moyen alternatif est-il aussi satisfaisant que de laisser échapper un cri ? Ont-ils la paix ? Y-a-t-il un vacarme insupportable dans leur tête quand ils pensent, quand ils sont mélancoliques ?
J’écris sur mon carnet et une ombre s’approche à ma droite. Je lève la tête imaginant reconnaître quelqu’un qui m’aurait vue en pensant devant moi. Je vois une fille, que j’identifie pas immédiatement comme telle, qui a peut-être 28 ou 29 ans, typée orientale mais très masculine, type un peu voyou, qui fait que je suis sur la défensive d’emblée. Elle porte un survêtement, ses cheveux sont rassemblés en chignon serré au dessus de sa tête. Elle est ni belle, ni laide. Son approche est agressive et pourtant poliment elle me demande ce que je fais. Elle voit que j’écris et cela lui semble surprenant. Je ne sais pas si c’est le fait qu’elle m’aborde sans raison ou le fait qu’elle essaye de regarder ce que j’écris qui me rend méfiante. Dans ma tête je me demande si elle veut me voler mon sac qui est sur la chaise qui nous sépare. Est-ce qu’elle veut que je lui paye un café ? Qu’attend-elle de moi ?
Peut-être.
Elle a dû se dire peut-être.
Un distributeur ne sortira pas un livre – même si j’adore l’idée d’un livréoclub. Une chaise ne se mettra pas à faire des claquettes, une voiture ne me fera pas un massage de la tête… Mécaniquement, automatiquement, les choses font ce qu’elles sont faites pour faire. Leur point commun avec nous, c’est qu’elles s’enclenchent et se mettent en branle avec un stimulus. Car nous ne dirigeons jamais vers des peut-êtres. Le Peut-être apparaît en nous, au moment où quelque chose se passe, au moment où on est interpellé, dans l’interstice qu’on voit ; même les sourds d’ailleurs. Peut-être c’est peut-être le lieu d’expression de nos souffrances (une envie, un manque, une destination, un objet), c’est le lieu où ce qui n’existe pas est identifié, mais dans un espace où il pourrait être, où nous projetons notre mise en branle pour le faire exister : une anti-chambre de son devenir. Qui d’autre à part nous, ose penser, peut-être ?
Messieurs, et Mesdames j’espère, les ingénieurs, vous qui avez songé à créer des intelligences artificielles, n’oubliez pas la bêtise humaine. Ce que nous appelons folie ou symptôme dépressif, c’est la lancinante apparition des peut-êtres dans notre mécanique d’existence. Réfléchissez à tous les peut-êtres et les machines deviendront humaines et pleines d’erreurs. Rendre humaines les machines pour atteindre la perfection tant désirée chez nous médiocres humains est l’acmè du grand Peut-être de l’humanité. La peur d’être accompli est l’expression audacieuse du peut-être mécanique, voilà la projection humaine sur les élans technologiques. Alors ces machines devront apprendre le bien et le mal, être ou ne pas être, pour projeter des peut-êtres. Sauf que sans souffrir du résultat d’émettre un peut-être, elles devront décider d’apprendre des peut-êtres réalisés, des peut-êtres en attente d’être réalisés, des peut-êtres qui resteront suggérés.
Passer à l’acte – l’équivalent de la détente humaine d’estimer être capable ou non – pour la mécanique, sans le peut-être, est simplement sa destinée, le mythe de Sisyphe sans souffrance ni satisfaction : je fais car je suis programmé pour faire cela. La machine intelligente, en conscience d’elle-même, est un distributeur, une chaise, une voiture. Elle n’est pas tiraillée par l’espoir d’être une fontaine, un frigo, une machine à café… La machine ne désire pas être humaine. Elle ne pourra jamais être humaine.
Passer à l’acte et dépasser la mécanique est Humanité : c’est changer le destin, écrire l’histoire, s’inscrire dans la création d’un mouvement, être la cause de rupture et d’arrêt : c’est créer, c’est tuer, c’est recréer. L’humain désire être une machine et aucun peut-être ne l’y conduira. Homme tu es rêveur, mélancolique, désireux, charnel et affamé d’amour et de reconnaissance de tes pairs. Jamais tu ne sera parfait. Aussi superficiel que tu puisses être, ta souffrance te rend infiniment plus intelligent que la machine.

Extrait d’Algorithme, Chapitre 2. Août 2027.
Algorithme a été à l’origine du premier espace open-source de théories sur l’avenir.

 

Algorithme∞ vient de mes projections personnelles sur le monde de demain. J’ai souhaité écrire de petits chapitres pour traiter les divers domaines du monde et de la société comme j’imagine qu’ils pourraient évoluer, progresser ou régresser au fil des années. Ni utopique, ni dystopique, j’ai mis à profit les découvertes que je publie sur le blog pour nourrir mes réflexions et trouver des réponses à mes interrogations personnelles sur la marche du monde.
Chaque chapitre peut se lire indépendamment, à la façon d’un algorithme qui combine des données uniques pour fournir un résultat. J’explique régulièrement les notions, et remet le contexte du monde de façon à garder de la cohérence suivant les années qui sont mises en lumières.
La première partie s’apparente davantage à un balayage du monde, avec quelques chapitres pleinement immersifs dans lesquels les personnages interagissent avec ce “nouveau monde”. La deuxième partie sont des extraits et des publications imaginaires qui pourraient exister dans ce monde de demain, de façon à renforcer la crédibilité que je confère à cette projection.
Ce livre et ce sujet sont très personnels et dévoilent mes craintes et mes aspirations en tant qu’individu dans ce monde perturbé et perturbant.
J’ai pris soin d’ajouter un lexique à la fin de façon à toujours permettre de s’y référer quelque soit la lecture qu’on fait (dans l’ordre ou le désordre).
Pour terminer, j’ai souhaité que la lecture “conventionnelle” trahisse une forme de prudence et que le monde futur se dévoile sans violence. Les premiers chapitres sont volontairement distanciés pour progressivement devenir plus assumés. Mon objectif était de rendre la 2ème partie la plus illustrative possible sur le plan humain.

A vous de jouer et de prendre le risque de regarder dans ma boule de cristal…
Disponible sur Amazon, ici.

Et partagez vos retours, vraiment ça m’intéresse !!

 Algorithme: Etes-vous prêts à vivre les cinquantes prochaines années dans ce monde ?

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