Ces choses qu’ont fera différemment quand on sera vieux

Combien de choses nous nous promettons de faire différemment de nos parents ou de nos proches à leur âge ? A mesure que l’on vieillit, on perd certains critères qu’on plaçait très haut, on accepte des défaites en cessant de lutter sur ce que nous n’obtenons pas et n’obtiendrons jamais. Et puis on fait des listes pour plus tard : quand je serai « riche », quand je serai « maman » et que mes enfants seront grands, quand je serai « à la retraite », je pourrais faire…

Et la liste s’allonge, comme si on se promettait aujourd’hui d’être réellement soi plus tard, parce que maintenant « ce n’est pas le moment ».
Et puis, plus vieux, plus tard c’est aujourd’hui : à 31 ans, je ne suis pas « riche », mais j’ai appris que l’indépendance ne se résumait pas qu’à l’argent en quantité, mais plutôt à sa gestion. Il est même presque plus souhaitable de ne pas trop en avoir si on n’a pas un projet de coeur en tête. L’argent ne remplit rien du tout : il élargit la vaste pièce en repoussant les murs des besoins, laissant toujours un trou béant vide en plein milieu si la passion ou la vocation n’a pas été trouvée. Donc non, plus tard, je veux être riche pour pouvoir me soigner et ne pas dépendre de qui que ce soit, pas pour posséder plein de choses, petites ou grandes.

Je voulais la liberté. J’ai compris qu’il fallait accepter un petit peu de dépendance et de contrainte pour apprécier que les espaces restants offrent l’espace pour être libre. Etre libre, ce n’est d’ailleurs pas répondre à tous ses caprices, c’est se réserver la possibilité d’oser sortir de sa zone de confort et de tenter de nouvelles choses.

Je voulais être la meilleure, j’ai travaillé pour l’être « plus tard » : finalement je réalise plus tard (aujourd’hui) qu’il est tellement plus agréable d’être novice, débutant, apprenti. Rien de tel pour avoir une stimulation et un objectf : apprendre, comprendre, maîtriser. Se compléter soi-même est plus précieux que de se fixer de grandioses objectifs dont on ne perçoit pas les étapes à remplir avant. Ces étapes sont nécessaires bien souvent pour réaliser que ce que l’on désire est largement plus un fantasme que la promesse d’être satisfait (même si les deux peuvent être compatibles).

Je me suis toujours trouvé des coupables de mes frustrations, alors que ce sentiment ne mérite pas qu’on s’y attarde : il affaiblit. Un peu comme dans un jeu vidéo, si l’ennemi est trop fort, il y a la ruse plutôt que la force pour le vaincre. Quand nous sommes notre propre ennemi, il faut se tromper, se duper soi-même : c’est renoncer à trouver un coupable à nos manques (les autres ou nous-mêmes), soit tenter de les remplir autrement, ou bien ne pas considérer que nous avons un manque du tout. En oubliant de se comparer, on supprime 1/4 de nos soucis qui occupent 3/4 de notre esprit. Esprit business.

Je voulais avoir confiance en moi et me ficher des autres « quand je serais grande », mais je peux encore me mettre en colère pour des « cons ». Alors j’ai préféré garder la colère pour avancer et non détruire, j’ai choisi d’arrêter de m’excuser pour dire « merci », « je ne suis pas d’accord », « effectivement tu as raison ». La colère je la garde pour autre chose, comme énergie nécessaire à faire des choses que je n’aime pas faire. Car la colère est un sentiment vraiment agréable, je ne pourrais jamais m’en passer : au lieu d’en faire « bénéficier » les autres, je la garde pour moi et j’utilise de façon plus utile et constructive (car elle est puissante).

Je voulais que tout le monde m’aime, j’ai changé d’avis là-dessus : j’aime tout le monde et je laisse de côté ceux qui ont souci de se mettre en rivalité avec moi, ceux qui me dérangent malgré tout, je les gomme. J’écoute les conseilleurs s’ils me sortent de ma zone de confort, je méprise ceux qui tentent de prendre le pouvoir sur ce que je suis (aujourd’hui, pas plus tard). En acceptant tout le monde, on devient intouchable : on est aimé et on révèle les malheureux.

Ma liste de choses à faire quand je serais vieille s’est allongée, mais j’ai décidé que j’étais assez vieille pour les tenter… juste au cas où je serais trop fatiguée plus tard et que j’aurais lâché prise sur beaucoup de choses.

Doute. Clarté. Croissance.

« Le doute augmente avec l’inaction.
La clarté se révèle dans l’élan.
La croissance vient de la progression.
Pour toutes ces raisons, COMMENCER. »
Brandon Burchard

 

 

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