C’est parce que c’est incrémentiel. Chaque fois qu’un ordinateur prend le relais d’un travail que nous n’aurions jamais imaginé qu’un ordinateur puisse faire, cela se produit si graduellement qu’au moment où il s’accomplit, nous ne sommes pas du tout étonnés.

Nous avons maintenant des ordinateurs qui peuvent jouer aux échecs, lire les radios, rouler sur l’autoroute à 90km à l’heure, comprendre notre voix, scanner les documents, faire toutes les tâches bancaires traditionnelles, corriger notre orthographe, tracer un itinéraire à pied ou en avion, trouver les tarifs aériens les moins chers, être notre majordome à la maison et choisir un visage dans la foule.

A n’importe quel moment depuis 1970, si vous êtes allé vivre sur une île déserte pendant une décennie, vous auriez été ébloui par ce qui s’est passé à votre retour. Mais jour après jour, les tâches exclusivement humaines disparaissent tranquillement.

Après le remplacement, les ordinateurs font certains de ces travaux mieux que nous ne pourrions jamais le faire, mais, au fur et à mesure qu’ils évoluent, nous tenons pour acquis chacune de ces perfections et de ces progrès. C’est trop graduel pour être impressionnant.

Notre travail maintenant, ce n’est pas de faire notre travail. C’est de trouver de nouvelles tâches, des tâches humaines, plus vite que l’ordinateur ne nous soulages des anciennes. Trop souvent, les gens sont délogés et abandonnent.

Nous pouvons encore ajouter de la valeur, mais nous devons le faire différemment, avec plus de courage, de perspicacité.

You will not be surprised by artificial intelligence, Seth Godin

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