À l’occasion du 50e anniversaire de l’assassinat de Martin Luther King Jr., son héritage est plus important que jamais. L’impact de Luther King sur les droits civils et le discours national sur la race et la désobéissance civile en Amérique était profond, mais il est facile de trouver des preuves de son importance à l’échelle mondiale – il suffit de regarder une carte.

Plus de 1 000 rues dans le monde portent le nom de King, de Kolkata, en Inde, et de Port-au-Prince, en Haïti. Des photographes du monde entier ont documenté certaines de ces avenues et boulevards en images saisissantes pour le numéro d’avril du magazine National Geographic, qui a également créé une cartographie interactive en ligne des rues MLK du monde par le biais de Google Street View et de la base de données cartographiques OpenStreetMap.

D’une rue bordée de haies à Roncadelle, en Italie, à un quartier résidentiel de la ville de Huntington, au Royaume-Uni, à une route non pavée à Merlo, en Argentine, il est remarquable de voir la diversité des villes qui ont honoré Luther King avec des noms de lieux.

La Martin Luther King Strasse de Bonn, en Allemagne, ne se contente pas de commémorer le leader des droits civiques pour son travail aux États-Unis, explique National Geographic. C’est aussi un clin d’œil à la façon dont sa résistance non-violente, y compris les sit-in, a encouragé les étudiants ouest-allemands qui protestaient également à la fin des années 60. En Haïti, l’avenue MLK croise d’autres rues portant le nom de figures révolutionnaires, comme le combattant haïtien Toussaint L’Ouverture. King a aussi une rue qui porte son nom à Ermelo, en Afrique du Sud, où l’apartheid constituait une autre lutte pour les droits civils menée par Nelson Mandela.
Rien qu’aux États-Unis, 955 rues portent le nom de King. A Memphis, la ville où il a été tué le 4 avril 1968, une rue a finalement été baptisée en son honneur en 2012. « Le conseiller municipal de Memphis, Berlin Boyd, qui a mené la campagne pour renommer la rue sur laquelle King a marché juste avant sa mort, raconte à National Geographic.

Ailleurs dans les villes du pays, des monuments confédérés subsistent, rappelant à quel point la ségrégation et le racisme sont profondément ancrés dans le tissu urbainun héritage qui demeure, même lorsque les rues sont rebaptisées.

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