Après une visite à Tokyo en 2014, le photographe autodidacte Xavier Portela s’est senti frustré par l’apparition de ses images statiques et bidimensionnelles. Ses photographies n’ont pas capturé les émotions, la stimulation aiguë des sens, ou le sentiment électrique que l’on ressent en glissant à travers les lumières d’une ville étrangère avec l’insomnie induite par le décalage horaire. Pour explorer cette vibration et cette atmosphère, Portela a commencé à manipuler les couleurs dans ses images, en amplifiant leur saturation pour que chacune reflète ce dont le cerveau se souvient, mais l’image originale ne pouvait pas transmettre encore tout.

« Quand on prend des photos dans la rue, on a bien plus qu’un cadre, on a des variables comme la température, le bruit, les gens, l’odeur « , raconte Portela. « Vous avez des tonnes de détails qui font que nos sens et notre cerveau enregistrent une « scène » spécifique de ce moment. Lorsque vous arrivez à la maison et que vous regardez vos photos à l’écran, vous n’avez qu’un cadre en deux dimensions. C’est frustrant de voir combien d’informations vous venez de perdre…. Je voulais que mes photos ressemblent à celles d’un manga. Vibrant et électrique. »

La série Glow de Xavier Portela est une archive permanente d’images urbaines de ses voyages à Tokyo, Hong Kong, Bangkok, New York et plus encore. Chaque photographie est éditée avec un lavage de lumières rose, bleu et violet inspirées du néon. Bien que les séries précédentes comprenaient des photographies prises dans la rue, plus récemment, il a commencé à produire des vues aériennes des villes étincelantes ci-dessous. Vous pouvez voir plus d’images du photographe et cinéaste belgo-portugais sur Instagram et Behance.

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