L’œuvre autobiographique de l’artiste luxembourgeoise Sali Muller aborde les sentiments universels de doute de soi, d’autoréflexion et d’autorévélation, en particulier à l’ère numérique.

À notre désir de nous améliorer, s’ajoute le désir de détruire ou de s’autodétruire. C’est cette pensée qui forme la base du travail de Muller. Se concentrant sur les fonctions de base et les expériences psychologiques telles que l’égoïsme, elle déconstruit la façon dont nous nous voyons nous-mêmes et comment nous créons des identités séparées. A travers des éclats de verre, des formes incomplètes et des temps intermédiaires, Muller attire l’attention sur une obsession contemporaine de l’image de soi, de la transparence et de la jeunesse – évidente dans cette génération obsédée par l’amour-propre. Ses installations amènent le spectateur à se demander à quel point le moi devient autre, et comment nous pouvons objectivement distinguer ce qui nous rend unique.

La préoccupation de l’image de soi s’accompagne d’une conscience aiguë du temps qui passe et du vieillissement. En créant des pièces qui semblent perdre leur forme originale (comme la série des cadres décroissants), Muller fait allusion à la nature transitoire des objets matériels et à la mort inévitable des êtres vivants. Cela semble particulièrement pertinent lorsqu’on le considère en relation avec le désir de la société de rester jeune.

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