Le dernier de la série est aussi le premier, celui qui explique certaines histoires qui arrivent après. Comme tout artiste, pour un chef de cuisine, c’est le goût et le produit qui comptent, pour Neil Gaiman, ce qui compte ce sont les histoires, les idées.

Ce comic vous donnera littéralement le vertige. Cette préquelle pourrait vous plonger dans un état d’introspection qu’aucun bouquin de philo ne parviendrait à vous mettre.

Et si il incombait au Rêve, SANDMAN, de garantir l’équilibre du monde et de la vie ?

Et si lui aussi faisait partie d’une famille dysfonctionnelle ? Car au final, en avez-vous seulement rencontré une qui ne le soit pas ?

Dans ce volume, on rencontre tous les membres de la famille des Infinis : Destin, Destruction, Mort, Délire, Désir, Désespoir et Rêve, les enfants de Nuit et Temps, les créateurs qui font couple à part.

L’Univers a trop vécu et menace de s’effondrer et s’achever.

Dans cette quête de le maintenir, une nouvelle fois, SANDMAN, un chat – lui-même – et une enfant, Espoir, qui mourra, vont tenter de préserver toute vie.

Mais, le raconter ne reflète pas du tout l’univers perturbant et envoûtant de SANDMAN.

Mais une fois qu’on est dedans, qu’on lâche prise à un monde apparement désarticuler et sans sens « normal » (comme dans les rêves), on parvient à renouer avec nos états d’âmes, nos sentiments, nos questions sans réponse…

L’incarnation de Destin par exemple est particulièrement forte. Et à mesure que l’on est capturé dans les illustrations époustouflantes, on s’identifie à Sandman. On comprend le lien « fraternel » entre Désir, Délire.

Espoir est une enfant, qui morte, continue de vivre et d’influencer…

Alors oui c’est philosophique, ou vertigineux. Ce n’est pas dérangeant de voir des fils qui dirigent l’histoire, on veut juste mieux comprendre, davantage lâcher prise… et définitivement tourner le dos à Avengers (:-0).

Alors pour le voyage dans l’inconscient et le rêve, tentez l’aventure Sandman, et acceptez que pour une fois, la pureté et la beauté soit inexplicable… En fait, elle est toujours inexplicable quand elle est authentique, et ce comic est foutrement humain, brillant, et exaltant, un plaisir à parcourir une immense chose inexplicablement solide, décousue et aux coutures arrachées.

Découvrez sans attendre SANDMAN OUVERTURE.

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