Un artiste de rue a trouvé un moyen novateur de gagner sa vie grâce à son art. L‘artiste parisien PBOY a incorporé des QRcodes dans ses peintures murales, ce qui permet aux passants appréciatifs de le faire basculer virtuellement en Bitcoin lorsqu’ils scannent le code. C’est une façon ingénieuse de tirer parti de la cryptocurrency et de l’utiliser dans un modèle de crowdfunding qui lui est propre.

PBOY a commencé à inclure un QRcode à côté de sa signature en novembre 2017 à titre expérimental. Et étonnamment, ça a marché. À ce jour, il a reçu environ 800€ (0,11 Bitcoin), ce qui l’aide à payer le matériel et les dépenses nécessaires pour continuer à travailler dans la rue. « Au lieu de financer des alternatives comme Ulule, je voulais une solution qui offre une relation financière directe avec les gens », a-t-il partagé avec Hard Fork. « Bitcoin est parfait pour ça. »

L’artiste n’a pas seulement plongé dans la cryptocurrency sans aucune connaissance. Il a entendu parler de Bitcoin pour la première fois en 2014, mais comme beaucoup de gens, il n’avait pas une compréhension complète de ce que c’était ou comment cela fonctionnait. Puis, en mai 2017, il a consacré six mois à la recherche sur la décentralisation et les cryptocurrences afin de bien comprendre dans quoi il s’embarquait. Il en résulte un système qui perturbe la façon dont le public et les artistes interagissent.

Notant qu’il peut libérer les artistes des galeries et des institutions traditionnelles, le geste audacieux de PBOY est un exemple que d’autres ne manqueront pas de suivre. « L’aspect le plus intéressant est la décentralisation – un système horizontal de pair à pair « , a-t-il partagé. « L’art et la création en ont besoin, je crois. »

View this post on Instagram

"Daddy, what is money ?". Acrylique sur mur. Paris 2017. Fresque réalisée aux croisements rue Riquet et rue d'Aubervilliers, sans autorisation ni rémunération, pour le plaisir de donner de la couleur aux habitants du quartier. Ce portrait d'un enfant qui questionne son père sur la monnaie à été peint pendant deux jours d'affilée. La technique utilisée est inspirée du pointillisme de Georges Seurat et du dripping de Pollock. Sur le coté droit de la fresque, l'artiste propose un système de dons novateur en bitcoin, qui permet aux passants de le soutenir directement sans passer par un intermédiaire quelconque. Il suffit d'un smartphone avec un portefeuille Bitcoin pour envoyer des dons instantanés. #pboy #pascalboyart #painting #peinture #dripping #pointillism #impressionism #contemporaryart #gallery #artgallery #artexhibition #acrylic #streetart #parisstreetart #streetartparis #portrait #eye #child #money #bitcoin #btc #cryptoart #bitcoinart #cryptocurrency #paris #75019 #rueriquet

A post shared by PBOY | Pascal Boyart (@pboy_artist) on

View this post on Instagram

"Rembrandt dos au mur", détail. Paris 2018. Fresque réalisée sur le pont de la rue Riquet, sans autorisation ni rémunération, pour le plaisir de donner de la couleur aux habitants du quartier. Ce portrait de Rembrandt qui doit payer ses dettes aux services fiscaux à été peint pendant deux jours d'affilée. La technique utilisée est inspirée du pointillisme de Georges Seurat et du dripping de Pollock. Sur le coté gauche de la fresque, l'artiste propose un système de dons novateur en bitcoin, qui permet aux passants de le soutenir directement sans passer par un intermédiaire quelconque. Il suffit d'un smartphone avec un portefeuille Bitcoin pour envoyer des dons instantanés. #pboy #pascalboyart #painting #peinture #dripping #pointillism #impressionism #contemporaryart #gallery #artgallery #artexhibition #acrylic #nistreetartnigraffiti #graffiti #streetart #parisstreetart #streetartparis #portrait #rembrandt #money #bitcoin #btc #cryptoart #bitcoinart #cryptocurrency #paris #75019 #rueriquet

A post shared by PBOY | Pascal Boyart (@pboy_artist) on

Publicités

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.