La dernière œuvre d’art de l’architecte et designer japonais Kengo Kuma, intitulée Breath/ng, est une impressionnante sculpture en tissu qui peut absorber les émissions de 90 000 voitures par an.

Créée pour la Milan Design Week 2018, la structure suspendue de type origami est composée de 120 panneaux pliés à la main d’un tissu purificateur d’air innovant qui capture la pollution de l’air, nettoie les particules et génère de l’air pur.

Le tissu multicouches, appelé The Breath, a été développé par la start-up italienne Anemotech.

Il contient un noyau activé par une molécule qui sépare et absorbe de grandes quantités de polluants toxiques comme les oxydes d’azote et les oxydes de soufre du milieu environnant.

Anemotech affirme que le matériau a de nombreuses applications à l’intérieur et à l’extérieur, et qu’il a déjà été utilisé pour fabriquer des panneaux publicitaires pour les zones urbaines très polluées.

La sculpture de Kuma, d’une hauteur de 6 mètres, utilise 175 mètres carrés de tissu et est construite à l’aide de 46 joints imprimés en 3D. L’installation a été conçue en collaboration avec la société française de modélisation 3D Dassault Systèmes, dont le logiciel a été utilisé pour la conception de la pièce.

Le projet s’appuie sur les préoccupations mondiales croissantes concernant la pollution et son impact négatif sur l’environnement et la santé des consommateurs. Un certain nombre de concepteurs et de scientifiques de l’avenir cherchent à résoudre le problème en créant des matériaux absorbant les toxines.


Le studio de recherche et de design berlinois Elegant Embellishments développe un nouveau matériau de revêtement carbone négatif pour les projets architecturaux qui réduit le dioxyde de carbone atmosphérique.

Le matériau Made of Air est fabriqué à partir de biomasse résiduelle qui a absorbé du CO2 pendant sa durée de vie (les plantes absorbent naturellement le CO2 par photosynthèse). Il est cuit dans un four sans oxygène pour former un charbon de carbone stable – un processus contrôlé qui signifie que le matériau génère des émissions de carbone négatives parce qu’il absorbe plus de dioxyde de carbone qu’il n’en émet.

Et les exemples ne vont que se multiplier…

Les concepteurs, les architectes et les urbanistes devraient chercher à incorporer ces matériaux antipollution dans les espaces urbains – à l’intérieur et à l’extérieur – afin de créer des environnements plus sains pour les consommateurs.

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