Owdin.live, c’est quoi ? Si vous êtes arrivés ici par hasard, par Google, Facebook, un lien partagé par un ami, vous êtes arrivés ici et vous tombez sur tout et n’importe quoi.

Il y a des articles traduits trouvés sur des sites étrangers, il y a des bouts d’articles rassemblés pour dire « ha ce truc là existe », il y a des mises en lumière d’un artiste, d’un créateur, d’un projet, d’une technologie, d’une pensée, d’un fait de société, il y a des réponses à des interrogations psychologiques, scientifiques, sociologiques, il y a du copier-coller remanié à ma sauce… et parfois, mes articles complètement personnels. Et c’est ça mon blog. C’est moi mais c’est pas moi.

C’est le recueil de ma revue de presse du matin car je me réveille à 5h et je lis tout ce que je trouve. Et parce que j’ai trouvé des choses intéressantes je veux en garder une trace.
Quand j’étais petite, j’adorais écrire, m’appliquer à tracer les lettres, je pouvais réécrire une dissertation si mon écriture n’était pas jolie. J’aimais tellement écrire et j’étais tellement curieuse de tout que je réécrivais ce qu’il y avait dans les encyclopédies Tout l’Univers.
J’ai écris toute la chronologie de l’Egypte Ancienne, la généalogie des dieux antiques, je réécrivais les recueils de poésie car j’avais l’impression de m’imprégner de la connaissance en prenant le temps de l’écrire. J’ai cessé en grandissant, j’ai compensé avec des études de lettres qui m’astreignaient à rédiger des dizaines et des dizaines de pages, et pourtant je gardais toujours une immense satisfaction à me remplir en recopiant tout ce que je lisais, comme à me vider en écrivant ce qui me brûlaient intérieurement.

Cet exercice était parfaitement intime et personnel, et c’était la seule chose qui comptait pour moi : le jugement des autres m’importait peu pour le coup. Je n’ai jamais recherché la reconnaissance vis à vis de cette pratique, même si je me réjouissais qu’on puisse me complimenter, c’était du bonus, mais pas quelque chose que je recherchais du monde extérieur.

Et depuis 2 ans, j’ai renoué avec cet exercice de scribe. Avec cet éternel besoin de savoir plein de choses nouvelles, Internet m’a autant fascinée qu’effrayée : tant de choses accessibles à portée de clics, un inconfort total de lecture, et de la matière immatérielle, impossible à compiler nulle part. Donc je me suis créé mon espace pour collectionner tout ce qui passait sur mon écran, mais visible par tout le monde, car je me disais que d’autres pourraient étancher leur curiosité en trouvant des morceaux choisis de qui ce passe dans ce monde fou et infini.

Tous les matins, je voyage à travers mes onglets, les médias du monde, les comptes sociaux de personnes que je n’aurais jamais croisé mais dont j’adore l’univers…

Parfois ce que je lis est parfait tel quel que je souhaite juste « l’épingler » ici, pour m’en souvenir, pour le retrouver un jour si j’en ai besoin. Parfois ce que je lis me débecte, mais je ne vais pas en parler si c’est pour le critiquer, ce serait continuer à le faire vivre et j’y tiens pas.
Mon blog c’est ma bibliothèque, avec des infos, des choses, des événements, des choses qui m’ont touchées à une période de ma vie : et en vérité, je ne retiens pas tout, mais je sais que j’ai tout cela quelque part, et qui c’est, que ça pourra me resservir.

Je ne souhaite pas qu’Owdin soit un défouloir, ni un espace pour des marques qui m’auraient envoyé des produits pour que j’en parle.
Je suis ravie de voir que des gens normaux soient des influenceurs suivis par des millions de gens parce que ce qu’ils sont plaît.

Mais me concernant, dans la vraie vie, je ne suis pas quelqu’un qui fait l’unanimité. Je ne suis pas une meneuse de groupe, je ne suis pas populaire – dans le sens où je me fiche du consensus, si je n’aime pas, je fais pas d’effort pour suivre le mouvement – je suis plutôt sauvage et pudique.

Je m’intéresse aux gens, pas à ce qu’ils représentent (même si j’admire ceux qui gèrent les apparences et les convenances, car j’en suis incapable) : les défauts, les faiblesses, les doutes, les maladresses sont les choses que je vois d’emblée et qui m’intéressent, ce les bases du respect et de l’intérêt que j’ai pour autrui. Pourquoi ? Ce n’est pas de la prétention de dire cela. Je vois dans les faiblesses et les fêlures qu’on cache une vraie beauté. Celle de la construction individuelle. Et là, je me sens appartenir au Groupe, je suis bien car je vois que je ne suis pas seule. Les gens m’inspirent quand ils sont complexes. Je me suis trompée de nombreuses fois en croyant voir de l’humanité là où il y avait du narcissisme, mais même cela est une faiblesse humaine, elle est simplement déniée.

Ce sont toutes ces choses imparfaites qui créent le lien humain qui nous fournit une langue commune et universelle (comme la douleur). Les étapes de notre construction sont un langage unique, et je suis une taiseuse qui parle tout le temps, une incomprise qui cherche à comprendre par toutes les expressions qui se passent à l’extérieur.

Et mon blog est à mon image : il parle de tout et de rien, et traduit pourtant tout de moi, sans que j’ai besoin de tout dire.

J’aime avoir des gens qui me lisent, mais ce que j’aime encore plus, c’est quand je vois que des personnes qui ont l’habitude de lire et aimer certains sujets particuliers likent un article qui parle de tout autre chose.

Owdin.live doit servir à cela : à se nourrir du monde pour en apprendre plus sur soi.

Merci à vous qui me lisez, vous me faites sentir que nous sommes liés de manière simple et authentique.

 

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7 commentaires »

  1. « Mais c’est quoi cette bouteille de lait? »
    C’est en tout cas un plaisir de découvrir tes nombreux nouveaux articles, en effet sans aucun autre fil conducteur que la curiosité de tout découvrir. La démarche me plaît beaucoup en tout cas, et même si je fais un truc approchant au quotidien, j’avoue que ton blog est une mine de liens exotiques et stimulants! Un grand merci à toi, donc.

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