La première exposition personnelle du designer britannique Jonathan Trayte aux États-Unis est un régal pour les yeux.

La crème des créateurs américains de moins de 40 ans – Chris Wolston, Katie Stout, Misha Kahn et Thomas Barger, entre autres – partagent l’habileté de savoir comment capter l’attention. Jonathan Trayte est britannique, mais lui aussi projette cette sensibilité millenials. Né en 1980 et formé comme artiste, son travail vous attire par ses couleurs éclatantes, ses textures bizarres et ses formes brutes et phalliques. Il faut un moment pour réaliser que ces formes sont en fait des moulages de pickles, de melons, de cactus, saucissons de charcuterie, ajoutant un autre élément bizzare au mélange. Le fétichisme alimentaire ne s’est pas développé au hasard : Trayte a travaillé comme chef cuisinier dans un marché fermier populaire appelé The Good Shed pendant ses études universitaires à Canterbury, en Angleterre, et a été fasciné par les couleurs artificielles utilisées dans l’emballage des aliments. Il s’est également intéressé à la science de la perception et à la façon dont l’industrie alimentaire utilise les matériaux et l’éclairage pour influencer les décisions des consommateurs. Ses sculptures explorent ces sujets, prenant souvent la forme de gourdes coulées dans le bronze, l’argile ou le béton et peintes dans des couches de couleurs vibrantes, brillantes et séduisantes provenant d’emballages de bonbons ou de boîtes à goûter.

Pour sa première exposition personnelle aux États-Unis, « Fruiting Habits« , qui s’ouvre demain à la galerie Friedman Benda de New York, Trayte s’est essayé au mobilier, amenant les thèmes de ses travaux précédents dans le domaine domestique. Les formes alimentaires et les couleurs folles sont toujours là, tout comme les textures. La pièce la plus fascinante, un appareil d’éclairage appelé Gol Gol, sont des étais coulés oranges sur des tiges d’acier au-dessus d’un tube néon tordu. Ensemble, ils forment un festin visuel fou qui donnent envie de les manger.

Personnellement je trouve ça très enfantin, un côté Basquiat, inexplicable, qui me plaît bien.

Jonathan Trayte

Surface

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