Une étude publiée le mois dernier a révélé que les concentrations atmosphériques de chlorofluorocarbures nocifs pour la couche d’ozone augmentaient de nouveau de façon inattendue, ce qui a fait naître un mystère scientifique sur la question de savoir qui produisait des produits chimiques interdits il y a des années.

Coupable ? Le New York Times rapporte qu’une source importante semble être les usines chinoises qui ont continué d’utiliser le CFC-11 pour produire de la mousse isolante, citant des « interviews, des documents et des publicités  » recueillis par le journal et des enquêteurs indépendants, y compris l’Environmental Investigation Agency.

Plusieurs sources dans l’article ont souligné qu’il pourrait y avoir une production illégale ailleurs également.

En quoi cela importe-t-il ? Le Protocole de Montréal, achevé en 1987, a éliminé progressivement la production de CFC-11 et de produits chimiques connexes dans le but de réparer la couche d’ozone, qui bloque les rayons ultraviolets nocifs.

Le CFC-11 est interdit depuis 2010. L’accord est considéré comme une victoire historique dans la diplomatie internationale en matière d’environnement, fournissant un modèle d’action coordonnée sur une question de portée mondiale.

Les CFC sont aussi de puissants gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète.

L’épisode souligne les défis que représente l’application d’un traité international dans tous les coins du monde. L’étude Nature du mois dernier a révélé que les émissions illégales pourraient retarder la reconstitution de la couche d’ozone d’une décennie. Erik Solheim, chef du Programme des Nations Unies pour l’environnement, a déclaré au Times que la production actuelle de CFC-11 n’était « rien de moins qu’un crime environnemental qui exige une action décisive ».

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