Deux architectes avaient proposé des conceptions fantastiques pour réaménager certaines stations de métro parisiennes oubliées.

Vous le savez certainement, il y a un grand nombre de stations de métro abandonnées, fermées, inondées ou tout simplement oubliées. Vous connaissez cette drôle d’impression (et particulièrement durant la saison estivale) où le train passe des stations en travaux, une drôle d’atmosphère s’en dégage, et ce serait une bonne idée de les exploiter…

Parmi les stations auxquelles vous ne vous êtes jamais arrêté :  Bruneseau – Masséna (la 10), Porte Molitor / Murat et Haxo, Arsenal  (la 5), Champ-de-Mars (la 8), Croix-Rouge (la 10)Saint-Martin.

Le métro parisien s’avère être une véritable merveille du transport en commun (sauf quand on l’utilise de manière pratico-pratique). Sixième plus grand réseau de métro au monde, il transporte près de 1,5 milliard de passagers chaque année sur ses 212 km de voies ferrées, mais malgré ses capacités impressionnantes, il y a 11 stations inutilisées, soit fermées pendant la Seconde Guerre mondiale, soit jamais ouvertes au départ.

Ces fameuses « stations fantômes » pourraient avoir une nouvelle vie, de manière inattendue. Du moins, l’idée avait été soufflée il y a 4 ans, et ce serait bien sympa si cela pouvait se réaliser.

Au lieu de laisser les stations vides, la candidate Nathalie Kosciusko-Morizet espérait (en 2014 lorsqu’elle était candidate à la mairie de Paris) transformer l’espace disponible en lieux où les Parisiens pourraient aller manger, danser, regarder une pièce de théâtre ou même faire du sport. Elle s’était associée aux architectes français Manal Rachdi et Nicolas Laisné pour conceptualiser plusieurs projets potentiels pour les stations abandonnées. Parmi les plus intéressants : un jardin souterrain, une discothèque et une piscine.

Photo: OXO Architectes

« Ce projet vise à redonner vie à ces stations fantômes en leur donnant un nouvel objectif », avait déclaré M. Rachdi. « Nager dans le métro, c’est un rêve fou, mais ça pourrait bientôt se réaliser ! » En utilisant l’espace abandonné, a-t-il ajouté, la ville pourrait également compenser le manque d’installations sportives dans certains quartiers de la capitale.

« Pourquoi Paris ne peut-elle pas profiter de son potentiel souterrain et inventer de nouvelles fonctions pour ces lieux abandonnés ? » demanda Rachdi.

Le projet de redonner vie aux stations fantômes n’a cependant pas été bien accueilli par tout le monde. Jean-Michel Leblanc, qui travaille pour la RATP, avait déclaré au Parisien qu’en raison des problèmes liés aux gares abandonnées (quais étroits, passage des trains à travers les gares et les rails électriques), il serait extrêmement difficile – et coûteux – de rendre les espaces suffisamment sûrs pour être utilisés par le public. Les promoteurs du projet affirment que ces problèmes ne sont pas « insurmontables » et prévoient d’explorer les possibilités d’investissement privé.

Nous n’avons plus jamais entendu parlé de l’affaire, et pourtant il y aurait bien quelque chose à faire d’intéressant aujourd’hui… (la dernière tentative date de 2017)

 

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