Vous l’avez vu à Paris, tout roule par location : du vélo au scooter, en passant par la trottinette (qui cartonne) : un nouveau type de transport public sans arrêt fixe ni infrastructure simplifie les déplacements quotidiens. Citymapper a ajouté des vélo sans dock et des scooters à son application afin d’améliorer les trajets urbains grâce à ce qu’il appelle le « transport flottant ».

Le terme « transport flottant » fait référence aux nouvelles options de transport qui complètent le transport urbain existant. Parmi eux, il y a des entreprises de vélo en libre-service, notammentOfoMobikeLimeetJump; la location de scooters électriques comme CoupBird et Spin ; et des services de covoiturage comme Car2Go. Les voyageurs sont facturés à la minute et les véhicules sont suivis par GPS – ce qui permet de les laisser n’importe où grâce au verrouillage automatique à la fin d’un voyage. Le véhicule est ensuite réactivé dès qu’un nouvel utilisateur le déverrouille avec l’application de l’entreprise.

Citymapper intègre ces services dans son application de cartographie de voyage d’une manière multimodale. Par exemple, un utilisateur pourra voir s’il est plus rapide de prendre un vélo Ofo ou l’autobus, en fonction de la distance à laquelle se trouve le vélo le plus proche, et quelle est l’option la plus économique.

Cela pourrait accroître l’utilisation des infrastructures existantes en résolvant le problème du dernier kilomètre des transports publics. « Si le trajet jusqu’à la gare locale passe d’une marche de 15 minutes à un trajet en scooter de cinq minutes, l’accès s’en trouve amélioré « , peut-on lire sur le blog de Citymapper.

C’est un vrai changement dans la relation entre l’utilisateur, l’opérateur et l’organisme de réglementation

Dans le cas du transport fixe, la réglementation a souvent conduit l’opérateur, opérateur guidant ensuite les utilisateurs. Maintenant, la relation est bouleversée. Les utilisateurs conduiront les opérateurs, c’est-à-dire que les nouvelles marques répondront rapidement à la demande pour survivre. Les régulateurs s’accéléreront pour faire face à tous les nouveaux opérateurs et services.

On pourra imaginer de nouvelles combinaisons de trajet également :

A Londres, une proportion énorme de 67 % des propriétaires non motorisés croient qu’il n’est pas nécessaire d’en posséder un, peu importe leur âge ou l’endroit où ils vivent (UCL, 2018).

C’est un bon indicateur que le transport flottant est là pour rester, il est donc crucial que les villes trouvent des moyens d’intégrer ces entreprises de manière transparente dans leurs réseaux de mobilité urbaine.

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