Une analyse exhaustive des tendances démographiques, publiée dans The Lancet, prévoit que tous les pays connaîtront probablement au moins une légère augmentation de leur espérance de vie d’ici 2040. L’Espagne dépassera le Japon en passant de la quatrième à la première place, avec une espérance de vie de 85,8 ans.

L‘Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) – un organisme indépendant de recherche en santé de l’Université de Washington – a publié des prévisions détaillées de la mortalité et de l’espérance de vie pour une série de scénarios d’ici à 2040. Les nouvelles données sont accessibles au public sur healthdata.org et comprennent des prévisions sur l’espérance de vie, les années de vie perdues et 250 causes de décès dans 195 pays et territoires.

Un document en libre accès, financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, publié dans The Lancet.

Ce dernier classement des nations peut offrir de nouvelles perspectives sur leur état de santé futur potentiel.

La Chine, par exemple, avait une espérance de vie de 76,3 ans en 2016, ce qui la place au 68e rang. Toutefois, si les tendances se poursuivent, elle pourrait atteindre la 39e place d’ici 2040 avec une espérance de vie moyenne de 81,9 ans, soit une augmentation de 5,6 ans.

En revanche, les États-Unis se classaient 43e en 2016, avec une espérance de vie de 78,7 ans. On prévoit qu’il n’augmentera que de 1,1 an pour atteindre 79,8 et qu’il chutera au 64e rang à mesure que d’autres pays le dépasseront. Le Royaume-Uni, quant à lui, avait une espérance de vie de 80.8 ans en 2016 et devrait passer à 83.3, ce qui lui permettrait de passer du 26e au 23e rang d’ici 2040.

L’étude prévoit une augmentation significative du nombre de décès dus à des maladies non transmissibles (MNT), notamment le diabète, la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), la maladie rénale chronique et le cancer du poumon, ainsi qu’une détérioration des résultats de santé liés à l’obésité. Cependant, selon les auteurs, il existe  » un grand potentiel pour modifier la trajectoire descendante de la santé  » en s’attaquant aux principaux facteurs de risque, aux niveaux d’éducation et au revenu par habitant.

« L’avenir de la santé dans le monde n’est pas préétabli, et il existe un large éventail de trajectoires plausibles « , a déclaré le Dr Kyle Foreman, directeur des sciences des données et auteur principal. « Mais si nous voyons des progrès significatifs ou une stagnation, cela dépend de la façon dont les systèmes de santé s’attaquent aux principaux facteurs de santé. » Et c’est l’exemple de l’Inde dont la croissance est la plus rapide du monde mais la santé des habitants y est très dégradée..

Outre la Chine, plusieurs autres pays devraient améliorer considérablement leur classement en matière d’espérance de vie d’ici 2040. Il s’agit notamment de :

Syrie – passant de la 137e à la 80e place (la plus forte augmentation, probablement en raison d’un modèle conservateur de conflit, selon les auteurs) ;

Nigeria – de la 157e à la 123e place ;

Indonésie – de la 117e à la 100e place

Par contre, c’est en Palestine que l’on s’attend à ce que l’espérance de vie diminue le plus, passant de la 114e à la 152e place d’ici 2040. En outre, plusieurs pays à revenu élevé devraient connaître une baisse substantielle de leur classement :

États-Unis – les pays à revenu élevé sont ceux qui ont le plus chuté, passant du 43e rang en 2016 au 64e rang en 2040 ;

Canada – du 17e au 27e ;

Norvège – du 12ème au 20ème ;

Taiwan – du 35ème au 42ème ;

Belgique – du 21 au 28 ;

Pays-Bas – du 15 au 21

L’Espagne devrait se classer au premier rang mondial d’ici 2040 (durée de vie moyenne de 85,8 ans), soit une hausse par rapport au quatrième rang en 2016 (durée de vie moyenne de 82,9 ans).
Le Japon, classé premier en 2016 (durée de vie moyenne de 83,7 ans), passera au deuxième rang en 2040 (durée de vie moyenne de 85,7 ans).
Parmi les 10 premiers pays, même leurs « pires » scénarios en 2040 restent supérieurs à 80 ans.

Après l’Espagne et le Japon, les huit prochains pays dans le top 10 pour 2040 sont : Singapour (85,4), Suisse (85,2), Portugal (84,5), Italie (84,5), Israël (84,4), France (84,3), Luxembourg (84,1) et Australie (84,1).

L’étude est d’une portée sans précédent, a dit le Dr Foreman, et elle fournit une modélisation statistique plus robuste et des estimations plus complètes et plus détaillées des facteurs de risque et des maladies que toutes les prévisions antérieures. Pour plus d’informations et de visualisations, allez voir sur healthdata.org, l’outil est captivant est complet.

Concernant les maladies par exemples :

et en prenant en compte les risques environnementaux :

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