Comment concevoir des produits pour une population croissante alors que les ressources s’épuisent ? Cette question d’actualité a été abordée lors de l’exposition What Matter_s à la Dutch Design Week, en montrant comment les collaborations entre designers et scientifiques peuvent déboucher sur de nouvelles applications matérielles. C’est un sujet qui mobilise énormément, la preuve ici et ici.

Les scientifiques et les concepteurs n’ont généralement pas la même focale dans le choix des matériaux. Les scientifiques recherchent des liens entre les propriétés et la performance, tandis que les concepteurs recherchent des applications belles et utiles pour ces caractéristiques (la beauté nous importe, découvrez ce phénomène ici).

Nina Warnolf, conservatrice de Matter_s, a mis en contact certains des meilleurs talents suédois dans les domaines de la science et du design pour démystifier des technologies complexes et attirer les visiteurs avec l’esthétique. Voici quatre partenariats inspirants.

Le duo de designers Wang & Söderström et les spécialistes des matériaux Magnus Borgström et Vilgailė Dagytė ont étudié les nanofils. La composante à l’échelle nanométrique est importante pour contrôler le transfert d’énergie dans des technologies comme les cellules solaires et les appareils électroniques. Une fois à l’échelle, l’équipe a découvert que le nanofil peut être utilisé pour réguler efficacement la température dans une pièce.

La conceptrice Petra Lilja et le bioscientifique Ramune Kuktaite ont mis au point Gleather Glubber, un bioplastique dérivé du blé aux propriétés semblables à celles du cuir et du caoutchouc, selon la façon dont il est transformé.

 

Petra Lilja, Ramune Kuktaite & Bill Newson

 

La designer Kasja Willner et l’ingénieur en matériaux Dmytro Orlov ont intégré un film d’emballage en plastique et un sachet de fruits jetable dans une résine transparente. Lorsqu’il est allumé, il émet un motif moiré d’arcs-en-ciel déformés.

 

Kajsa Willner & Dmytro Orlov

 

Le Graphenogram d’Andréason & Leibel et Virgínia Boix, doctorante, applique la méthode utilisée pour réaliser les premières photographies aux matériaux modernes. Des feuilles d’acrylique revêtues d’oxyde de graphite sont exposées à la lumière. Là où la lumière tombe, des motifs en graphène argenté sont réalisés.

Jetez un coup d’œil à la Semaine néerlandaise du design 2018 pour découvrir d’autres tendances et inspirations novatrices.

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