Les bactériophages pourraient aider les ingénieurs à construire une meilleure mémoire d’ordinateur. Crédit image : Getty Images.

Qu’est-ce que c’est ?
Une autre collaboration du MIT, cette fois avec l’Université de technologie et de design de Singapour, a permis d’utiliser un virus pour faire fonctionner les ordinateurs plus rapidement. Ce n’est pas non plus un virus informatique, c’est un vrai virus. Plus précisément, un bactériophage.

Pourquoi est-ce important ?
Les chercheurs sont à la recherche d’une technologie informatique qui réduira les délais de mémoire de quelques millisecondes à quelque chose d’encore plus petit, comme les nanosecondes. L’un des facteurs qui ralentissent le temps de calcul est le temps de stockage et de transfert entre les puces RAM rapides et la mémoire du disque dur. La recherhce a donc porté sur un « type de mémoire de type universel », selon l’article dans Applied Nano Materials. Entrez dans la mémoire à changement de phase, où les données sont stockées dans un matériau dont l’état change constamment entre amorphe et cristallin.

Comment cela fonctionne-t-il ?
Pour l’instant, tout va bien, mais : les matériaux les mieux adaptés à la mémoire à changement de phase ont tendance à se séparer aux températures élevées utilisées lors de la fabrication des circuits informatiques. C’est là que l’équipe de recherche a mis en scène son intervention. Ils ont utilisé le bactériophage M13, un matériel populaire en génie génétique, comme modèle pour construire leurs minuscules dispositifs. (Les phages, comme on les appelle, sont des virus qui infectent les bactéries, et les scientifiques les adorent.) La présence du virus a permis d’achever la construction à des températures beaucoup plus basses que la normale, ce qui ouvre la voie à une puissance de calcul beaucoup plus rapide dans l’avenir.

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