En 2011, le physicien Russell Seitz est allé au fond des choses. Pour que le stockage et le transfert de données se produisent sur n’importe quel appareil dont vous avez besoin d’électrons. Et bien que ces particules ne soient pas vraiment massives, elles pèsent environ 9,1 x 10^-31 kg. Prenez cela et appliquez-le à un mail ordinaire, qui arrive à environ 50 kilo-octets, ou 8 milliards d’électrons. C’est beaucoup, mais ça n’arrive qu’à deux dix-millièmes d’un quadrillionième d’once. Seitz a augmenté cette échelle pour déterminer le poids de tout le trafic Internet (en 2011) et a obtenu 50g, ou le poids d’une fraise.

L’apesanteur signifie-t-elle sans valeur ? Y a-t-il une valeur au calcul de Seitz au-delà de la satisfaction de savoir quelque chose que nous ne savions pas avant ? Tout à fait d’accord. Commençons par les données elles-mêmes : Les électrons peuvent être des poids légers virtuels, mais cela ne signifie pas qu’ils sont capables d’une transmission organisée sans le bon support physique. En d’autres termes, sans le poids des serveurs, modems, routeurs, ordinateurs de bureau et appareils mobiles dans le monde entier, ces électrons ne sont rien de plus qu’un assortiment aléatoire d’informations plutôt que la collecte semi-régulière d’e-mails, vidéos, messages texte, articles de presse et systèmes corporatifs qui existent désormais en ligne.

Quand il s’agit d’Internet, le média est le message : Les objets physiques sont nécessaires pour transmettre des données numériques. En conséquence, la question « combien pèse Internet » est une sorte de réduction à l’absurde, repoussant effectivement les limites de la connaissance humaine jusqu’au bout pour voir ce qui reste. Ce qui importe ici, ce n’est pas le calcul final, mais le fait que l’homme est capable de construire ce type de système, et encore moins de quantifier ses propriétés.

Mais qu’en est-il de toute cette information en apesanteur ? Classée comme presque sans masse, elle rend les données contenues en ligne presque insignifiantes, car l’humanité a une prépondérance pour les grands objets imposants qui par leur masse signifient leur importance, par exemple les Pyramides, la Grande Muraille de Chine, ou la Statue de la liberté. Toutefois, comme l’a fait remarquer le NPR, même l’information basée sur les électrons a encore du poids – juste un autre type d’information.

C’est peut-être une image de révolution, de cruauté intolérable ou d’étincelle de bonté humaine, mais les données sans poids transmises par les électrons provoquent une sorte d’effet de cascade dans le cerveau humain : de nouvelles voies neurales sont construites, des associations sont développées et des conclusions sont tirées. En effet, Internet fonctionne comme un cerveau naissant, transportant des idées à travers le monde en quelques millisecondes pour changer la façon dont les gens pensent.

L’essentiel ? Les mesures de l’Internet – sa taille, sa forme, son poids, sa largeur et sa profondeur – se poursuivront sans relâche à mesure que les êtres humains chercheront des moyens de quantifier ce qui dépasse le cadre de la pensée ordinaire. Ce qui compte ici, cependant, ce n’est pas la masse d’électrons envoyés chaque jour dans le monde entier ou le poids écrasant des serveurs nécessaires pour contenir les données de l’humanité, mais plutôt la fonction de l’Internet comme une sorte de machine à idées qui accélère la croissance de nouvelles idées et de l’innovation.

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