Guide numérique de la basse technologie (low tech)

Gauthier Roussilhe a décidé de lancer son nouveau site web en suivant des principes de conception « low tech ».
Impressionné par la refonte de solar.lowtechmagazine.com : leur site est devenu extrêmement léger grâce à une approche esthétique et technique sensée et au système énergétique écologique car le serveur est alimenté par un panneau solaire et une batterie. Autrement dit si la batterie est à plat et si le temps est mauvais alors le site n’est plus en ligne.

Voici le guide de référence :

  1. Point de départ
  2. Principes de conception
  3. Quel type d’hébergement ?
  4. Faire son site avec Kirby
  5. Design
  6. Adapter son contenu
    a. Images
    b. Vidéos
  7. Calculer l’énergie consommée et les émissions de CO2
  8. Les résultats
  9. Outils et documentation

Une grande partie de sa démarche a été affectée par le rapport « Lean ICT : Pour une sobriété numérique » du Shift Project. Les conclusions du rapport1 ramènent sur Terre :

  1. La tendance à la surconsommation numérique n’est pas soutenable au regard de l’approvisionnement en énergie et en matériaux qu’elle requiert. Trop forte demande d’énergie, trop d’électricité consommée, augmentation des émissions de GES, explosion des usages vidéo et multiplication des périphériques, la transition numérique se place en porte-à-faux de la transition sociale et écologique.
  2. L’intensité énergétique de l’industrie numérique augmente mondialement, à l’inverse de l’intensité énergétique du PIB mondial. À titre d’exemple la consommation d’énergie directe occasionnée par un euro de numérique a augmenté de 37% par rapport à 2010. Pour faire clair l’efficacité relative permise par le numérique ne se fait que parce qu’on injecte de plus en plus d’énergie dans le système.2
  3. La consommation numérique actuelle est très polarisée. Les pays développés sur-consomment les services numériques et l’investissement dans le numérique n’a pas d’effet observé sur le PIB pour l’instant.
  4. L’impact environnemental de la transition numérique devient gérable si elle est plus sobre. On peut s’appuyer sur l’existant pour freiner l’augmentation de la consommation énergétique et essayer de stabiliser les émissions de GES liées.

Au-delà de ces conclusions, le rapport met en évidence que la consommation énergétique du numérique se situe majoritairement à la production des équipements et que la consommation globale (production et usage) explose.

  • Pour alléger les vidéos par exemple : Handbrake. C’est un outil de conversion vidéo miraculeux et assez facile à prendre en main si on a les bons paramètres. (suivez les conseils de Benoit Labourdette sur les réglages à suivre pour obtenir une vidéo légère et de bonne qualité).
  • Pour le choix du bon hébergeur, en suivant les conseils de Frédéric Bordage. Voici quelques d’hébergeurs « verts » à tester :
  • Le Homebrewserver Club a déjà très bien documenté la façon dont ils ont monté le site pour Low Tech Magazine : à lire l’article sur l’hardware et le software
  •  Kirby, comme gestionnaire de contenu (CMS) compatibles avec les principes de low-tech

Pour résumer

Choisir son hébergeur « vert » :

Compresser ses médias :

Pour sonder la consommation électrique de son site :

Pour tester la vitesse de son site :

Pour générer un site radicalement low tech :

Pour rentrer dans les publications scientifiques sur le calcul de l’électricité consommée par le numérique:

GauthierRoussilhe

2 commentaires sur “Guide numérique de la basse technologie (low tech)”

  1. Bonjour,

    Il semble que vous soyez passé à côté des outils (https://www.conception-numerique-responsable.com/outils.html) et des travaux de la communauté française : le Collectif conception numérique responsable. Cf : https://www.conception-numerique-responsable.com.

    Cette communauté regroupe 98% des acteurs de l’écosystème français (100+ organisations, 300+ individus). Tous les outils sont 100 % gratuits, ouverts, co-conçus, respectent les principes de bases de l’écoconception : cycle de vie complet, multi-indicateurs environnementaux, etc.

    Par ailleurs, la consommation électrique n’est pas (et ne sera jamais) un bon indicateur environnemental. Lisez ISO14044/40 pour vous en convaincre. C’est pourquoi nous préférons utiliser le changement climatique, l’eau, etc. comme indicateur dans nos outils tels que http://www.ecoindex.fr.

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