Le quartier se désintègre : les restrictions sur Airbnb dans le monde

BBC a une bonne liste de restrictions sur Airbnb et d’autres sites de location de maisons à court terme à travers le monde :

  • Amsterdam : La location de toute la maison est limitée à 60 jours par an et sera divisée par deux.
  • Barcelone : Les locations à court terme doivent faire l’objet d’une licence, mais aucune nouvelle licence n’est délivrée.
  • Berlin : Les propriétaires ont besoin d’un permis pour louer 50 % ou plus de leur résidence principale pour une courte période.
  • Londres : Locations à court terme de maisons entières limitées à 90 jours par an.
  • Palma : Le maire a annoncé l’interdiction des locations d’appartements à court terme
  • New York City : Habituellement illégal de louer des appartements pour 30 jours consécutifs ou moins, à moins que l’hôte ne soit présent.
  • Paris : Locations à court terme limitées à 120 jours par an
  • San Francisco : Les hôtes doivent obtenir un certificat d’enregistrement d’entreprise et un certificat de location à court terme. Location de l’ensemble de la propriété limitée à 90 jours par an
  • Singapour : Durée minimale de location de six mois consécutifs pour les logements sociaux
  • Tokyo : Le partage de logement légalisé en 2017 seulement. Plafonné à 180 jours par année

Ces règles sont importantes car Airbnb envisage un premier appel public à l’épargne en 2019, fondé sur la solidité des loyers de logements. Des villes comme Paris, New York et Londres sont au cœur de l’activité d’Airbnb, des destinations touristiques très prisées où les voyageurs aiment rester comme des habitants. Ces villes se méfient d’Airbnb et de ses pairs, qui, craignent-elles, réduisent le nombre de logements pour les résidents, car les propriétaires et les entrepreneurs achètent des propriétés et les transforment en locations à temps plein. La plupart des restrictions visent à éliminer ces exploitants commerciaux et à s’assurer que les personnes qui louent leur maison le font effectivement, c’est-à-dire qu’elles louent une maison dans laquelle elles résident, plutôt qu’une deuxième, une troisième ou une quatrième propriété qui pourrait faire partie de l’offre locale de logements.

Airbnb a moins à craindre de la lettre de la loi que des villes qui cherchent à l’appliquer. L’application de la loi a ennuyé les administrations locales qui veulent sévir contre Airbnb et ses hôtels dits illégaux, mais n’ont pas les fonds, la main-d’œuvre et les données dont elles ont besoin pour le faire. New York, en octobre 2016, a rendu illégal le fait d’annoncer la location d’une maison sur un site comme Airbnb pour moins de 30 jours, principalement parce que les fonctionnaires avaient lutté pour faire respecter une interdiction de longue date sur les locations de moins de 30 jours. Les régulateurs ne savaient pas qui louait quoi, et Airbnb a refusé de fournir les données. Les annonces, par contre, sont beaucoup plus faciles à suivre, ce qui rend l’interdiction des annonces de location à court terme plus facile à appliquer.

Les villes sont en train de s’en rendre compte. Elles ont sévit en Europe, aux États-Unis et au Canada. Paris a récemment poursuivi Airbnb en justice pour 12,5 millions d’euros (14,1 millions de dollars) à la suite d’une allégation de 1 000 annonces de locations illégales, a rapporté Reuters. En vertu d’une loi française adoptée en 2018, les propriétaires de maisons à Paris peuvent louer leur propriété sur des plateformes comme Airbnb pour une durée maximale de 120 jours par an. Les inscriptions doivent inclure un numéro d’enregistrement pour vérifier que les propriétés ne sont pas louées plus longtemps. Les entreprises peuvent se voir infliger une amende pouvant aller jusqu’à 12 500 euros par annonce illégale, d’où l’amende de 12,5 millions d’euros infligée à Paris.

La maire parisienne Anne Hidalgo, qui critique ouvertement Airbnb, a déclaré à un journal local que les locations illégales « gâchent certains quartiers parisiens ». Airbnb, pour sa part, a qualifié les règles d' »inefficaces, disproportionnées et contraires aux règles européennes », ce qui est parfaitement logique. La dernière chose dont Airbnb a besoin, c’est que le modèle réglementaire parisien et son application stricte deviennent la norme dans les villes européennes dont dépend son activité, en particulier avant une introduction en bourse.

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