Une histoire visuelle de l’objet design le plus convoité de tous : le diadème

Chaumet, le vénéré joaillier français du XVIIIe siècle à Napoléon, organise une exposition de sa vaste collection de diadèmes historiques – qui, en fait, ont joué un rôle beaucoup plus important en politique que vous ne le pensez.

Pendant des siècles, la tiare a été tenue en haute estime – en tant que marqueur de statut, bijou orné, bel objet de design. Les familles royales du monde entier ont hérité de ces ornements précieux depuis l’Antiquité, qui étaient généralement utilisés pour marquer les moments de grande fête et de succession. En ce sens, ces objets ont toujours été hors de portée des gens « normaux ». Mais cet été, une exposition centrée sur l’histoire des diadèmes les rend plus accessibles.

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[Photo : courtoisie de Chaumet]

Chaumet, maison de joaillerie française de luxe fondée en 1780, présente l’exposition Chaumet in Majesty : Bijoux de Souverains Depuis 1780, au Forum Grimaldi à Monaco. Cette histoire complète de l’objet le plus convoité au monde commence avec une pièce créée par cette entreprise de 235 ans pour Napoléon, le premier client royal de Chaumet. L’œuvre qu’il a commandée à Marie-Etienne Nitot, fondateur de Chaumet, a popularisé la tiare comme symbole ultime du pouvoir – un symbole immédiat de sa grandeur et de son règne remarquable.

« Le goût de Napoléon pour les bijoux était politique, écrit l’entreprise. « Il voulait faire de la France le centre du luxe et du design de mode, comme c’était le cas avant la Révolution française. »

Ces diadèmes, merveilles miniatures d’architecture et de construction délicate, sont des expressions à part entière, mais elles ont aussi été conçues pour exister en pièces. Beaucoup d’entre eux étaient destinés à être séparés et légués à plusieurs frères et sœurs dans le but de véritablement  » partager la richesse  » dans le cadre de la succession.

Au total, la vitrine présente 250 diadèmes uniques remplis d’une multitude de bijoux nobles et souverains – des grenats aux saphirs blancs. Au-delà des diadèmes, l’exposition présente également des peignes ornés de bijoux, des boucles d’oreilles et des bracelets faits de pierres précieuses historiques. Il y a un ensemble de bijoux en malachite bleu-vert, qui met en valeur des reliefs de camées détaillés, appartenant à la première épouse de l’impératrice Joséphine-Napoléon, vers 1810. L’exposition présente également une réplique d’une parure de rubis et de diamants (un ensemble de bijoux assortis, dont un diadème, une couronne, un collier et plus encore), portée au XIXe siècle par l’impératrice Marie-Louise, deuxième épouse de Napoléon et petite nièce de Marie-Antoinette. Dans l’Angleterre victorienne, les diadèmes occupaient souvent le devant de la scène dans les paniers de mariage, qui étaient offerts aux riches mariées comme symbole des familles unies et de la beauté idéalisée. L’exposition comprend également des couronnes modernes, conçues après l’an 2000. Ces objets mis à jour ont été créés de la même façon pour représenter un succès ostentatoire, bien sûr, mais ils sont aussi un clin d’œil à l’évolution du statut de la tiare en tant qu’objet exclusivement porté par la royauté et utilisé par les socialistes modernes, aussi.

Les diadèmes sont exposés jusqu’au 28 août, mais vous pouvez explorer l’exposition en ligne du bijoutier ici.

 

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