La révolte des cordes à linge en Croatie

Courrier International rapporte qu’un arrêté communal dans les villes de Split et Rijeka interdit désormais d’étendre son linge à l’extérieur. Est “interdit de faire sécher à l’extérieur linge, draps, tapis, torchons et autres objets susceptibles de défigurer l’aspect des façades”. Une amende minimum de 2 000 kunas (300 euros) menace les contrevenants.

L’interdiction des timaroli a suscité un tollé dans la presse et les réseaux sociaux.

Les personnes publiques interrogées par le journal quotidien de Zagreb, Jutarnji List, parlent d’acharnement administratif contre un héritage séculaire. Selon l’architecte Nikola Basic, il s’agit d’une mesure insensée : “Les cordes à linge font partie de l’identité urbaine et du paysage des villes méditerranéennes. Si elles ne gênent pas à Venise, pourquoi posent-elles tant de problèmes aux puristes urbains croates, alors qu’ils ne sont pas gênés par la pollution visuelle des publicités ?” demande-t-il.

Dans le même article, l’écrivain Miljenko Jergovic explique que :

les ‘tiramoli’ sont le drapeau de la Méditerranée et de chaque famille. Les grandes et petites culottes, les draps, les chemises font partie de notre intimité cachée, qui n’est visible que quand elle est accrochée à la corde à linge. C’est le drapeau de notre inconscient et de notre pauvreté joyeuse.

La municipalité de Dubrovnik, a annoncé début août qu’elle ne sanctionnerait pas le séchage du linge à l’extérieur, “une interdiction serait contraire à la tradition de la ville”, relate tportal.

Consultez l’article de Courrier International pour en savoir plus.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.