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Les risques mortels cachés dans le modèle économique le plus important du changement climatique

Les risques mortels cachés dans le modèle économique le plus important du changement climatique

De nombreuses politiques climatiques sont basées sur « le modèle économique le plus célèbre du changement climatique », créé par le professeur William Nordhaus de Yale (qui a remporté le prix Nobel d’économie en 2018 pour son travail de construction du modèle économique le plus célèbre du changement climatique. Il s’agit du Modèle intégré dynamique du climat et de l’économie, ou DICE, qui tente de tenir compte des interactions du travail, du capital, des taux d’intérêt, etc. dans un climat chaud.). L’article soutient que le modèle est très imparfait et qu’il repose sur divers choix de simplicité qui ne reflètent tout simplement pas la complexité et la gravité des résultats possibles.

Tout d’abord, sa « fonction de dommage » est basée sur des projections très peu fiables, ce qui incite même Nordhaus à ajouter un « facteur de fudge » de 25 % ( !!!) parce que ses chiffres source ignorent des choses comme « les pertes de biodiversité, l’acidification des océans, les réactions politiques », les événements extrêmes et l’incertitude. Deuxièmement, il suppose que toutes les mesures d’atténuation du changement climatique sont un drain économique, où elles pourraient en fait servir à stimuler des économies stagnantes et, vous savez, à sauver des vies. La troisième, « c’est l’incertitude, qui remet en cause tout son style d’analyse » (voir dernière citation).

Nordhaus propose donc une trajectoire Boucle d’or où les émissions atteignent leur maximum vers 2050 et diminuent lentement par la suite pour atteindre environ 15 millions de tonnes métriques par an en 2100. Ici, la ligne rose est un scénario  » business as usual « , le bleu est le chemin optimal de Nordhaus, et le rouge est une voie agressive de réduction des émissions.

Selon la trajectoire « optimale » de Nordhaus, les concentrations de dioxyde de carbone approcheraient 650 parts par million d’ici la fin du siècle, soit environ 2,5 fois le chiffre préindustriel, et la température atmosphérique moyenne serait d’environ 3,5 degrés Celsius supérieure. Pour avoir une idée de ce que cela signifie, le rapport 2014 du GIEC contient le tableau suivant qui illustre l’ampleur des risques dans une variété de domaines.

Ryan Cooper, l’auteur, soulève de nombreux points importants, bien que la conclusion soit plus simple ; il s’agit d’un calcul irresponsable axé sur de belles conclusions linéaires fondées sur une pensée économique néoclassique qui vise uniquement à ne pas trop nuire à l’économie. Les êtres humains et les autres créatures vivantes sont importants, et la survie du plus grand nombre devrait être au centre des calculs.

Selon la trajectoire « optimale » de Nordhaus, les concentrations de dioxyde de carbone approcheraient 650 parties par million d’ici la fin du siècle, soit environ 2,5 fois le chiffre préindustriel, et la température atmosphérique moyenne serait d’environ 3,5 degrés Celsius supérieure. […]

Comme l’écrit Martin Weitzman, économiste de Harvard, « Toutes les fonctions de dommages sont inventées, surtout dans les situations extrêmes. » […]

Certaines des études sous-jacentes tentent de modéliser divers secteurs économiques à partir du réchauffement, mais au fond, les estimations ne montrent aucun point de basculement parce que les auteurs supposent qu’il n’y en a pas. Il s’agit d’un fondement plutôt fragile pour un modèle de politique qui prétend montrer la trajectoire optimale des émissions climatiques pour l’ensemble de la société humaine. […]

Pourtant, le modèle de Nordhaus montre que 12 degrés de réchauffement – alors que plus de la moitié de la population risquerait régulièrement de mourir en sortant – ne réduirait le PIB mondial que d’environ 34 %. […]

Considérer l’avenir du changement climatique implique une « explosion d’incertitude« . Premièrement, il y a l’incertitude quant à la quantité d’émissions humaines au cours des prochaines années, ce qui alimente l’incertitude quant à la façon dont la biosphère de la Terre traitera tout le carbone supplémentaire, qui alimente l’incertitude quant à la façon dont les températures réagiront à une concentration accrue de dioxyde de carbone, qui alimente l’incertitude quant aux réactions de régions particulières (l’Arctique, par exemple, chauffe beaucoup plus vite que le reste de la planète).

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