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Maintenance minimale (« l’abolition de la croissance économique comme objectif social »)

Maintenance minimale (« l’abolition de la croissance économique comme objectif social »)

Voici la version essai d’un exposé de Shannon Mattern, professeure d’anthropologie à la New School for Social Research. Une excellente lecture qui lie l’entretien, la décroissance, les bibliothèques, les musées, la justice environnementale et l’architecture. Je vous encourage à lire l’ensemble du document, l’un des points saillants est la toute première citation ci-dessous, qui considère la décroissance non pas comme un anticroissance généralisée mais comme une critique de la croissance comme une fin en soi. Pour moi, cela ressemble à Vaclav Smil dans cette interview de la semaine dernière où il parle de ne pas considérer la décroissance comme quelque chose qui se fait de la même manière globalement, mais comme variant selon les besoins de chaque pays. Puis, comme Smil qui dit qu’il y a du  » mou  » dans le système, Mattern cite  » beaucoup d’économistes féministes  » qui croient que  » la décroissance n’a pas besoin d’entraîner une réduction universelle des effectifs. Au lieu de cela, une réduction de ces choses qui sont « destructrices pour les humains et les fondements écologiques de la vie humaine ». »

Le mouvement contemporain de « décroissance »… n’est pas contre la croissance en soi ; il appelle plutôt à une critique de la croissance comme fin en soi, à la « décolonisation du débat public du langage de l’économie et à l’abolition de la croissance économique comme objectif social ». […]

Les Mainteneurs sont apparus en réponse à ces préoccupations technologiques et politico-économiques, dont beaucoup se recoupent avec celles des Dégrowthers : le gaspillage de l’obsolescence planifiée, les effets environnementaux des chaînes d’approvisionnement non durables, la dévaluation du travail de soins, le sous-financement de la maintenance, etc. […]

Teresa Dillon a cité l’appel de l’humaniste écologiste Eileen Crist en faveur d’un « recul et d’une réduction d’échelle », « accueillant les limites de nos nombres, de nos économies et de nos habitats pour une liberté et une qualité de vie supérieures et plus inclusives ». […]

L’activation potentielle d’un nouveau  » patrimoine commun  » urbain post-croissance – des ressources et des pratiques qui résistent à la marchandisation et à la privatisation, et qui donnent la priorité à la création collective et à l’utilisation publique. […]

Pourtant, les menaces imposées par la croissance illimitée de la technologie sont à la fois individuelles et collectives: elles compromettent notre vie privée et notre santé mentale, de même que nos services publics en réseau, notre dynamique géopolitique et nos écologies mondiales. […]

Courez lire l’article ici.

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