La Silicon Valley descend des nuages

La responsabilité financière est enfin en vogue dans la Silicon Valley, alors que s’effrite le battage médiatique et le financement de capital-risque qui ont produit le succès des start-ups au cours de la dernière décennie. Les entreprises en démarrage doivent maintenant se concentrer sur le profit, plutôt que sur une croissance illimitée. Ainsi, la formule de démarrage de la Silicon Valley est en train d’être réécrite avec Wall Street à l’esprit.

Les licornes ne sont pas réelles.

Des entreprises de plusieurs milliards de dollars qui comptaient beaucoup sur le capital-risque pour leur « croissance à tout prix » ont aujourd’hui disparu.
Uber, Lyft et Slack ont sérieusement sous-performé lors de leurs débuts à Wall Street (et continuent à lutter pour gagner de l’argent), tandis que WeWork, Endeavor et maintenant Postmates ont retardé l’introduction en bourse.
En 2015, les startups ont été financées dans le but de faire grimper leurs valorisations, sans crainte de l’endroit où elles allaient atterrir. En 2016, Jim Breyer, l’un des premiers investisseurs sur Facebook, a prédit « blood in the water » pour les licornes.

Nous y nageons maintenant.

Rentabilité > Hype

En 2018, les entreprises en démarrage aux États-Unis ont recueilli 131 milliards de dollars de financement (dépassant le boom des entreprises point-com des années 90), et pourtant, bon nombre d’entre elles sont demeurées non rentables et incapables de recevoir du financement supplémentaire.

Lors d’une récente conférence TechCrunch pour les start-ups, Bird (la startup de trottinettes électriques) a surpris tout le monde en annonçant un nouveau financement de 275 millions de dollars.

Le PDG Travis VanderZanden a obtenu du financement pour son entreprise non rentable après un an de lutte pour compenser les pertes dues aux obstacles réglementaires et aux problèmes de sécurité qui ont nui à l’industrie du scooter.
« Je suis un ex-croissance, » dit-il, « et parfois c’est douloureux pour moi… Ce sera une remise à zéro saine pour l’industrie de la technologie. »

Un marché boursier impitoyable oblige les start-ups à maîtriser leurs coûts et à se préparer à une éventuelle récession.

Un excellent article du NYTimes.

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