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L’Internet de la création a disparu. Maintenant nous avons l’Internet de surveillance et de contrôle

L’Internet de la création a disparu. Maintenant nous avons l’Internet de surveillance et de contrôle

Nous lisons et discutons souvent de l’affrontement entre les deux titans de la grande technologie (les États-Unis et la Chine) et de l’Europe qui tente de formuler et de défendre une certaine vision par la réglementation et les sanctions. Dans cette interview, Renata Ávila nous rappelle que des milliards de personnes déconnectées sont la proie d’une nouvelle forme de colonialisme et que l’Europe pourrait/devrait prendre le leadership en offrant « des alternatives qui respectent les droits de l’homme et des modèles économiques alternatifs qui ne sont pas basés sur l’extractivisme de données. Cela ne sera pas compétitif sur le marché, mais cela pourrait venir des gouvernements, mettant les intérêts sociaux au centre. » Je n’attends pas grand-chose en ce sens, mais un tel  » modèle de valeurs  » me semble plus faisable que la France qui favoriserait 25 Licornes à l’américaine d’ici 2025, comme Macron rêve de le faire. Il y a un risque gigantesque que de telles alternatives deviennent elles-mêmes coloniales, mais apporter de l’argent et du leadership à un modèle aussi inclusif « pour tous les autres » pourrait être une vision avec une certaine chance de contrebalancer l’axe GAFAM-BATX et serait logique, à tout le moins en termes de chiffres de population.

Ses arguments sont essentiels pour nous empêcher d’être écrasés par le monde technologique, d’être emportés par le courant du détournement éphémère. Pour avoir pleinement conscience que, en tant qu’individus, notre combat n’est pas perdu, mais que nous pouvons contrôler l’utilisation de nos données, refuser de donner notre reconnaissance faciale ou exiger que les lois sur la vie privée qui nous protègent soient respectées. […]

« La connectivité qui est offerte aujourd’hui aux pauvres est la connectivité du contrôle et des chaînes. » […]

« Dois-je les connecter à un système centralisé gratuit en échange de la communication de toutes les données de mes citoyens ? Ils n’ont même pas développé de compétences en littératie numérique. Par où dois-je commencer ? Dois-je les amener à une nouvelle phase de dépendance, de colonisation ? » […]

« En ce début de XXIe siècle, l’une des questions qui m’a le plus enthousiasmé au sujet de l’accès à l’Internet était la possibilité de produire des copies infinies de livres et de partager des connaissances. L’idée d’un Internet qui allait devenir un outil d’intégration et d’accès au savoir s’est brisée en mille morceaux. C’était un piège. Nous travaillons en tant qu’esclaves non rémunérés du nouveau monde numérique. »

Via Lab.ccb

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