La Corée du Sud déploie des tireurs d’élite et des drones pour repousser le virus mortel du porc

Des foyers de peste porcine africaine ont tué des millions de porcs en Asie et le virus a récemment été détecté chez des sangliers sauvages près de la frontière nord-coréenne.

La Corée du Sud a mobilisé des tireurs d’élite et des drones militaires le long de la zone démilitarisée entre elle et la Corée du Nord pour repousser les sangliers porteurs de peste porcine africaine. Le pays est le dernier à avoir signalé des cas de virus hautement contagieux et mortel chez les porcs, qui a anéanti des dizaines de millions d’animaux en Asie.

La flambée en Corée du Sud survient alors que des scientifiques chinois rapportent dans Science le 17 octobre qu’ils ont obtenu l’image la plus détaillée de la structure du virus, ce qui pourrait faciliter le développement de vaccins. Il n’existe actuellement aucun vaccin ou traitement contre la peste porcine africaine, qui est contenue par les porcs de réforme.

Des cas de peste porcine africaine ont commencé à apparaître en Corée du Sud chez des sangliers et des porcs sauvages dans des fermes situées près de la frontière nord-coréenne le mois dernier. Les autorités y ont confirmé quinze cas chez des sangliers et quatorze chez des porcs domestiques. Le pays a abattu plus de 150 000 porcs depuis lors, selon le ministère de l’Agriculture.

Le ministère de la Défense a annoncé le 15 octobre qu’il avait mobilisé des tireurs d’élite et des équipes civiles de chasseurs pour abattre les sangliers près de la frontière avec la Corée du Nord, selon les médias sud-coréens. Des drones à vision thermique ont également été utilisés pour suivre les verrats, a rapporté le ministère sud-coréen de l’agriculture.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a signalé qu’au 24 octobre, 10 pays d’Asie étaient touchés par des foyers de peste porcine africaine. La Chine, qui a enregistré son premier cas en août de l’année dernière, a abattu au moins 1,9 million de porcs à cause du virus, selon la FAO.

Structure détaillée
Pour étudier la structure du virus de la peste porcine africaine, les chercheurs chinois ont utilisé une technique appelée cryomicroscopie électronique, dans laquelle des échantillons sont mis en suspension dans la glace à des températures cryogéniques. L’équipe a analysé les images de plus de 43 000 particules de virus à l’aide d’algorithmes informatiques, ce qui a permis d’améliorer la résolution par un facteur de deux par rapport aux données existantes. Cela a permis à l’équipe de reconstruire un modèle de l’enveloppe protectrice du virus, qui se compose de 17 280 protéines, ainsi que les modèles complexes qu’elles forment à mesure que l’enveloppe s’assemble.

Le travail devrait aider au développement de vaccins, a déclaré Bu Zhigao, directeur de l’Institut de recherche vétérinaire de Harbin et auteur de l’article, aux médias d’Etat chinois, China Daily. L’institut a deux vaccins en cours de développement.

Via Science

 

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