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Qu’est-ce qu’Indymedia ?

Qu’est-ce qu’Indymedia ?

Indymedia (pour Independent Media Center) est une plateforme américaine de médias alternatifs qui supporte environ 175 médias internet autonomes dans une soixantaine de pays, avec pour objectif d’assurer la liberté de créer et de diffuser de l’information, en publication ouverte avec une modération a posteriori.

La tonalité des informations se situe à gauche voire à l’extrême gauche, toutefois elle varie selon les antennes locales. Indymedia se réclame d’un discours anti-sexiste, anti-fasciste et anti-capitaliste, avec une perspective militante parfois révolutionnaire.

Sauf qu’en France, c’est plutôt le contraire qui a pris le dessus…  Indymedia Paris est hors ligne depuis fin août 2014, suite à un piratage émanant de la mouvance soralienne, dont ont aussi été victimes d’autres sites, notamment des mouvements progressistes arabes, rapporte Paris-Lutte-info.

la fin de l’année 2017 avait été agitée, entre autres, par des menaces de blocage (par les fournisseurs d’accès à Internet et dans les moteurs de recherche) de deux Indymedia francophones, Grenoble et Nantes.

Les deux sites avaient en effet reçu plusieurs courriers de l’OCLCTIC exigeant le retrait de plusieurs contributions qui revendiquaient des sabotages, notamment en soutien aux personnes qui passaient en procès à cette même époque pour l’incendie d’une voiture de police pendant le mouvement contre la loi travail. Selon ZadNadir

Vous pouvez toujours consulter Indymedia Nantes, toujours en activité ici.

Qu’est-ce qu’Indymedia ?

Independant Media Center, ou Indymedia, se présente comme une plateforme collective internet proposant actuellement à environ 175 médias installés dans diverses villes autour du Monde, et gérés par des modérateurs, de proposer des informations en permettant à tout un chacun de publier sa propre information / analyse.

Indymedia se considère comme une sorte d’agence de presse gérée collectivement. Chaque IMC est un groupe autonome qui a ses propres statuts, contrôle ses propres finances et prend ses propres décisions par ses propres processus, tout en respectant la base des « Principes d’Unité ».

Sur un plan plus pratique, certaines personnes, impliquées dans Indymedia, travaillent au développement de la télévision nationale et/ou internationale ou des réseaux radio ; d’autres travaillent à la création d’un journal régulier, indépendant et international. Mais beaucoup n’ont d’autre activité que la modération du site et sa maintenance sans chercher à « produire » de l’information. Tous prônent l’utilisation des logiciels libres. Bien que constitué de non professionnels, Indymedia publie l’information sous toutes ses formes : textes, sons, photos, radio.

Indymedia n’a pas de bureau central et donc n’a pas d’adresse, de numéro de téléphone ou de fax. Certains IMCs locaux occupent des lieux, de manière permanente ou non, où ils centralisent l’information et se réunissent.

Mais controverses …

Certains textes publiés sur Indymedia, relevant parfois de l’éditorial ou de la tribune libre, font débat ou provoquent des réactions violentes. Par exemple, les Nouvelles Brigades rouges ont diffusé en 2002 sur l’un des sites d’Indymedia Italie leur texte de revendication à la suite de l’assassinat de Marco Biagi, tandis que des Indymedia français se sont fait l’écho de messages de soutien à Cesare Battisti. L’hommage à Joëlle Aubron, membre d’Action directe, condamnée en 1989 et décédée en 2006 après 19 ans de prison, a suscité une polémique.

CNN, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, a indiqué qu’Indymedia avait donné des informations erronées, ce qui selon Indymedia constitue une preuve de son influence auprès des autres médias.

Le site a été critiqué pour sa politique de « chasse aux sorcières » d’extrême droite : il a publié sur son site les noms, adresses et photos de 241 sympathisants du parti nationaliste suisse. Le procédé avait été qualifié de « délicat » par la protection des données de Berne. En outre, Indymedia, sans vérifier ses informations, avait divulgué ainsi les coordonnées de personne qui n’étaient que des homonymes des personnes réellement sympathisantes du parti. Le procédé a été d’autant plus critiqué que l’extrême gauche avait très fortement condamné la police genevoise quand elle avait utilisé le même procédé avec un militant d’extrême gauche. L’avocat du militant a considéré la démarche d’Indymedia comme n’étant pas « adéquate ».

En 2010, les sites de Grenoble et de Paris, pratiquant le copwatching, sont accusés par les syndicats de policiers d’être des « sites anti-flics » après la publication d’articles qualifiant les policiers français d’« assassins » et de « déchets » et comparant la police nationale à la Milice.

Dommage car au début l’intention était bonne :

Indymedia a été créé par divers organismes indépendants, alternatifs et militants pour couvrir les contre-manifestations de Seattle en 1999, lors de la réunion de l’OMC et du FMI. Le Centre Médias a permis à des journalistes d’échanger et d’envoyer en temps réel des renseignements, articles, photos, bandes audio et vidéo, via son site Internet.

(d’après la fiche Wikipédia)

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