Que pouvez-vous manger si vous avez un mode de vie « 1,5 degré » ?

Beaucoup de lentilles.

Un mode de vie de 1,5° signifie limiter son empreinte carbone annuelle à l’équivalent de 2,5 tonnes métriques d’émissions de dioxyde de carbone, soit la moyenne maximale d’émissions par habitant selon les recherches du GIEC. Cela équivaut à 6,85 kilogrammes par jour.

Selon l’étude de l’IGES/Aalto University sur le mode de vie à 1,5 degré, les trois « points chauds » des émissions personnelles de carbone sont notre logement : comment et où nous vivons ; notre transport : comment nous nous déplaçons (dont il est question ici) ; et notre alimentation : ce que nous mangeons.

Prenez un cheeseburger. Une source dit qu’il a une empreinte de 10 kg de CO2 ; dans son livre How bad are the Bananas, Tim Berners-Lee dit qu’un hamburger de 115g a une empreinte de 2,5 kg. Par souci d’uniformité, je vais utiliser les chiffres de Berners-Lee partout où je peux.

Il y a aussi des analyses moins utiles, comme celle du Groupe de travail sur l’environnement, qui mesure les kilogrammes de CO2 par kilogramme de nourriture consommée. Il faut cependant regarder la taille des portions : on ne peut avaler la même quantité de viande, de fromage ou de tomates, ou de noix.

Une bien meilleure façon de la mesurer est d’examiner l’empreinte de CO2 par kilocalorie de nourriture consommée, comme le fait Shrink that Footprint. Dans leurs calculs, le bœuf et l’agneau sont toujours hors norme, mais devenir végétarien ne le fera pas pour vous car les produits laitiers et même les fruits sont en fait pires que le poulet, le poisson ou le porc. Ce n’est tout simplement pas assez détaillé.

Dans leur étude sommaire des régimes alimentaires, un régime alimentaire américain moyen fait exploser tout le budget carbone de l’année. Mais même un régime végétalien est bien plus que ce qu’on peut se permettre pour rester en dessous de 2,5 tonnes au total.

L’analyse la plus détaillée de l’empreinte carbone de la nourriture a été faite par Poore et Nemecek, qui ont trouvé que les chiffres sont « très variables et biaisés les impacts environnementaux ». Le bœuf peut varier d’un ordre de grandeur, selon la façon dont il est élevé et ce qu’il mange.

Pour de nombreux produits, les impacts sont faussés par les producteurs dont les impacts sont particulièrement élevés. Cela crée des possibilités d’atténuation ciblée, ce qui rend un problème immense plus gérable. Par exemple, dans le cas du bœuf provenant de troupeaux de bovins, l’impact le plus élevé 25 % des producteurs représentent 56 % des émissions de GHG du troupeau de bovins et 61 % de l’utilisation des terres (environ 1,3 milliard de tonnes métriques de CO2eq et 950 millions d’hectares de terres, principalement des pâturages)

En tant que consommateur, il est donc presque impossible d’obtenir un chiffre précis. Mais il y a des principes de base, et le régime que nous allons suivre est :

  • Pas de boeuf ou d’agneau
  • Réduire les autres viandes
  • De plus petites portions de fromage
  • Réduisez considérablement votre consommation d’alcool (2 unités de vin, le maximum recommandé par jour, est d’un demi-kilogramme ! Un martini ne pèse que 123 grammes).
  • Fruits et légumes saisonniers et surtout locaux (et pas d’asperges transportées par avion !)

Basez-vous sur le livre de Tim Berners-Lee ou sur le journal alimentaire détaillé de Rosalind Readhead.

Donc, ça ne va être facile…

Via The TreeHunger

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