Lancement réussi d’un satellite géostationnaire coréen de surveillance de l’environnement

Le premier satellite géostationnaire de surveillance de l’environnement construit par la Corée du Sud a été lancé avec succès, a déclaré mercredi l’institut national de recherche aérospatiale du pays.

La fusée Ariane-5 transportant le Chollian-2B de 3,4 tonnes, chargée de surveiller le mouvement des poussières fines et d’autres polluants atmosphériques dans la région de l’Asie de l’Est, ainsi que les marées, est en route pour atteindre son orbite de transfert à quelque 36 000 kilomètres au-dessus de l’équateur terrestre après avoir décollé de la Guyane française à 19h18 (heure locale), selon l’Institut coréen de recherche aérospatiale.

Le satellite a été séparé de la fusée 31 minutes après le décollage et a passé le premier contrat avec une station de suivi au sol en Australie.

Le Chollian-2B devrait commencer à effectuer des missions données en octobre, tous les systèmes devant être pleinement opérationnels en 2021.

Ce satellite polyvalent observera et suivra les poussières fines et 20 types de polluants atmosphériques, dont l’ozone, le dioxyde de soufre et le formaldéhyde, a déclaré KARI.

Le satellite permettra à la Corée du Sud de suivre de près toutes sortes de polluants dans la région et de jouer un rôle important dans la surveillance mondiale de l’air. Les informations recueillies permettront de fournir des prévisions météorologiques plus précises et permettront à Séoul de collaborer avec d’autres pays pour réduire la pollution dans la région.

Le satellite est équipé de l’imageur géostationnaire de la couleur de l’océan (GOCI-2), qui permet de vérifier la présence d’efflorescences d’algues et d’autres contaminants de l’eau.

GOCI-2 est capable de couvrir une zone d’environ 2 500 kilomètres de diamètre 10 fois par jour. La résolution optique utilisée sur le Chollian-2B est quatre fois plus précise que celle des précédents capteurs utilisés par la Corée du Sud, ce qui facilite la détection des marées rouges et vertes et améliore la possibilité de donner des avertissements préalables aux régions susceptibles d’être touchées.

L’agence spatiale a déclaré que le dernier lancement fait suite au déploiement réussi du satellite Chollian-2A fin 2018 et donne à la Corée du Sud la capacité de classe mondiale pour surveiller l’atmosphère et les océans.

La Corée du Sud a dépensé 386,7 milliards de won (324 millions de dollars) pour le projet Chollian-2B, qui a débuté en 2011. Le cycle de vie du satellite est de 10 ans, le même que celui du Chollian-2A, a-t-il ajouté. (Yonhap)

Via Korea Herald

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