Les journaux locaux sont  » cuits « 

Les journaux locaux sont en déclin, tandis que les journaux nationaux se développent à l’ère de l’image de marque des médias et de la polarisation politique. En résumé : il n’y aura pas un seul journal local dans cinq ans s’ils ne commencent pas à se faire connaître auprès d’un public national.

Anciennes nouvelles

À part les boomers, qui lit les journaux locaux ? Franchement, les baby-boomers (et tous les autres) les abandonnent.

La raison ? L’internet a fait en sorte que la publicité dans un journal local ressemble à un panneau d’affichage dans une ville fantôme. Dans le même temps, la consommation de médias est devenue une expérience globale de divertissement.

Des journaux locaux objectifs et dignes de confiance – des chiens de garde pour les gouvernements locaux – semblent antiques à l’époque du TMZ, annulent la culture, donnent l’avantage et falsifient les nouvelles.

RIP, au journal local avec votre café.

Les nouvelles nationales sont disponibles sur 🔥

Les organes d’information nationaux se sont empressés de consolider et de diversifier leurs sources de revenus. Ils se sont également transformés en plateformes pour les marques provocatrices populaires et les activistes ; le star-system des médias n’alimente pas les journaux locaux.

Le coup d’éclat de Trump (Trump Bump) a contribué à accroître leur audace.

  • Le NYT a dépassé les 800 millions de dollars de revenus en ligne.
  • Le WSJ compte environ deux millions d’abonnés en ligne (le plus grand nombre jamais atteint).
  • Le WaPo (WashingtonPost) sous Bezos est rentable.

Les nouvelles locales sont équilibrées, sèches et aussi froides que la glace polaire qui fond à un rythme plus rapide. Le journal traditionnel est comme une relique gelée.

Des marques décentralisées

Elles sont « grillées » en partie parce que les informations locales sont devenues décentralisées. Pratiquement chaque ville compte plusieurs blogueurs et influenceurs de médias sociaux de marque qui diffusent des nouvelles locales, tandis que les nouvelles nationales offrent un marqueur d’identité à l’ère de l’image de marque des médias sociaux.

Axios rapporte que beaucoup d’argent est investi dans l’actualité locale – bien que cela semble être une cause désespérée.

La force de l’information : Facebook a annoncé qu’il accordait 300 millions de dollars aux programmes, partenariats et contenus d’information sur les trois prochaines années, ce qui correspond à l’engagement de Google de 300 millions de dollars pour des initiatives d’information l’année dernière et fait suite au don de 20 millions de dollars de Craig Newmark à l’école de journalisme CUNY.

  • Le projet de Facebook vise à soutenir les journalistes locaux ayant des besoins immédiats en matière de collecte d’informations tout en les aidant à construire des modèles commerciaux durables à long terme, sur et hors de sa plateforme.
    Facebook affirme qu’il cible l’actualité locale car il est devenu évident qu’il aurait le plus grand impact dans ce secteur après avoir travaillé avec les éditeurs via ses programmes d’accélération.
  • WordPress, la société de technologie de gestion de contenu appartenant au géant du développement web Automattic, investit également six chiffres dans The News Project, a appris Axios.
    Lundi, WordPress a également annoncé le lancement de Newspack, une plateforme de publication destinée aux agences de presse locales et soutenue par Google, l’Institut Lenfest, la Fondation Knight et d’autres.

Intelligent : dans de nombreux cas, il s’agit d’une relation mutuellement bénéfique. Les entreprises technologiques ont besoin de nouvelles locales de qualité pour susciter l’engagement et la confiance de la communauté, tandis que les entreprises de presse locales pourraient utiliser l’aide des leaders technologiques pour soutenir l’innovation.

« Les leaders technologiques reconnaissent les promesses de la technologie mieux que quiconque. Ils sont également de plus en plus conscients des défis – de la désinformation à la baisse de confiance dans les médias – qui, s’ils ne sont pas nouveaux, se propagent à une vitesse record en raison du rythme et de la croissance des changements dans notre écosystème médiatique ».
– Jennifer Preston, vice-présidente pour le journalisme, Fondation Knight

Entre les lignes : Si l’industrie de l’information se félicite de ces contributions, il sera difficile d’inverser les relations tendues que les entreprises technologiques, et en particulier Facebook, ont entretenues avec les éditeurs.

De nombreux acteurs du secteur ont l’impression que les plateformes technologiques leur ont enlevé une grande partie des revenus publicitaires qui finançaient autrefois des salles de rédaction de qualité et ont permis à des informations de moindre qualité de se développer sur leurs plateformes.

« Il y a beaucoup de critiques dans l’espace médiatique local et il y a beaucoup de mauvais sentiments concernant les changements d’algorithme que Facebook a apportés l’année dernière. Mais les médias locaux reconnaissent toujours la nécessité de travailler avec les plateformes et d’être plus collaboratifs ».
– Nancy Cawley Lane, présidente de l’association des médias locaux

Oui, mais : Les éditeurs de presse locaux ont traditionnellement une relation plus accueillante avec les entreprises technologiques que les grandes publications nationales.

Le résultat final : Ces efforts sont souvent des investissements opportunistes, tout autant que des efforts philanthropiques.

Les journaux locaux n’ont tout simplement pas l’image de marque, le pouvoir des stars et la fréquence nationale nécessaires pour se connecter à un public mondial.

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