Un guide d’achat pour les touristes de l’espace

Blue Origin et Virgin Galactic sont les leaders américains dans la course au lancement de vols touristiques aux confins de l’espace, mais ils l’abordent de deux manières très différentes.

Détails :

Blue Origin – soutenue par Jeff Bezos – prévoit d’utiliser son système spatial New Shepard pour lancer ses clients vers l’espace suborbital dans une capsule qui se sépare d’une petite fusée et revient ensuite sur Terre sous parachute.

Virgin Galactic – fondée par Richard Branson – s’appuie sur un avion spatial largué d’un avion porteur.
Une fois largué, le moteur-fusée de l’avion démarre, amenant les passagers dans l’atmosphère.

Trajectoire de vol de Virgin Galactic. Illustration : Sarah Grillo/Axios

Par les chiffres :

  • Les systèmes de Blue Origin et de Virgin Galactic sont conçus pour transporter des passagers à plus de 50 miles au-dessus de la surface de la Terre.
  • Les sièges de Virgin Galactic coûtent environ 250 000 dollars par personne et plus de 600 billets ont été vendus à ce jour. Les billets de Blue Origin devraient être comparables en termes de prix.
  • Les deux permettront aux passagers de vivre quelques minutes d’apesanteur avant de revenir sur Terre.

Blue Origin et Virgin Galactic transporteront six passagers par vol, mais alors que le système de Virgin aura deux pilotes aux commandes de l’avion spatial, celui de Blue Origin vole de manière autonome.

Virgin Galactic a transporté son premier passager d’essai en 2019 et devrait piloter Branson dans le courant de cette année. Blue Origin n’a pas encore lancé une personne avec son système spatial.

Trajectoire de vol de Blue Origin. Illustration : Sarah Grillo/Axios

Entre les lignes : La FAA est en mesure de réglementer la sécurité du public en vertu des licences de lancement dont ces sociétés ont besoin pour faire voler leurs véhicules suborbitaux, mais le gouvernement n’a pas la capacité de réglementer la sécurité des systèmes eux-mêmes.

Le Congrès a décrété un moratoire sur la réglementation de la FAA concernant la sécurité et la conception de ces véhicules jusqu’en 2023 au moins, à moins qu’un accident majeur ou un accident évité de justesse ne se produise.
Les partisans du moratoire affirment qu’il est nécessaire de permettre à ces entreprises de développer leurs systèmes et de commencer à voler avant que des réglementations susceptibles d’étouffer la croissance ne soient mises en place.
D’autres pensent que ces systèmes devraient être soumis à un niveau de sécurité élevé, comme c’est le cas aujourd’hui dans l’industrie aérienne.

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